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Le faux débat des « statistiques ethniques ».

Posté par section le 7 avril 2009

 

    Lorsque les camarades de la coordination du courant m’ont interpellé afin de produire quelques éléments de ligne concernant « les statistiques ethniques » et le débat qui les sous-tend, ma réaction fût la suivante : moins que la question particulière et subalterne des « statistiques ethniques » que personne, au sens propre du terme, ne propose véritablement de mettre en place, c’est en fait la question de l’identité qui est posée. A mon sens elle constitue un des enjeux principaux du siècle qui s’ouvre. Au carrefour de la notion de peuple, de nation et de la légitimité démocratique qu’elle octroie en étant le déter­minant de toute souveraineté, que l’on parle de régulation économique, des droits et devoirs au sens large ou bien encore de règlement des conflits.

       Aussi, est-il nécessaire de tenter de livrer ici quelques propos et arguments relatifs aux « statistiques ethniques » puis de tenter, à travers une première explo­ration, de délivrer en conclusion, ce que pourrait être les éléments constitutifs d’une introduction à la question de l’identité, pour un courant qui a l’ambition d’avoir – et c’est notre cas – un monde d’avance.

 

Statistiques ethniques en question.

   Tout d’abord, concernant les statistiques eth­niques, il est utile de rappeler que personne aujourd’hui en France, ne propose tant du point de vu du sens des mots que des expé­riences déjà réalisées – notamment en Gran­de Bretagne -, de les mettre en place.

     En fait, on louvoie, on hésite, on fait mine de confondre involontairement le sens des mots, on parle de « critères pertinents » comme le fait Yazid Sabeg, ou encore de « ressenti », dernier terme repris et proposé dernièrement par une maladroite et idiote proposition de loi socialiste sur la question des discriminations lamentablement renvoyée dans les cordes par une Fadela Amara, apparemment ravie d’opposer à la gauche ses propres contradic­tions.

    D’ailleurs accordons-nous ce rapide et partiel droit d’inventaire concernant cette dernière initiative : qu’est-ce que l’identité si ce n’est un ressenti qui parfois peut revêtir jusqu’au qualificatif d’ethnique pour certains.

Des contours sujets à débats.

    Ensuite, pour s’attacher à porter quelques ar­guments simples et factuels, disons tout clai­rement que les statistiques ethniques sont un puit sans fond dont l’exploration disloque puis divise.

     Mises en place en Grande Bretagne, elles ont donné lieu à une surenchère identitaire qui fait froid dans le dos tant elles apparaissent, par l’exaltation des particularismes identitai­res, comme un dangereux facteur de division et d’opposition entre les citoyens et les ca­tégories ainsi répertoriées. En moins de deux ans, on est passé de quelques dizaines de cri­tères à plusieurs centaines sous l’effet de lob­by communautaristes, souhaitant par-dessus tout, être reconnus par les pouvoirs publics, souvent sur la base du fameux « ressenti ».

      D’autres, toujours avec cette volonté des bonnes âmes qui souhaitent lutter « efficace­ment » contre les discriminations, avancent la nécessité de fournir aux chercheurs des outils de mesure. Rappelons qu’aujourd’hui, sans faire appel aux « statistiques ethniques », les outils existent et que la mesure des discrimi­nations, de la ségrégation subie comme de l’auto-ségrégation est d’ores et déjà possi­ble et sert de base à de nombreuses études dans le domaine, notamment en s’appuyant sur des dizaines de méthodes opérationnelles telles que l’analyse de la concentration des patronymes, les dates de délivrance des car­tes de séjour des parents ou bien encore la nationalité de filiation de ces derniers.

Glissement sémantique.

     Enfin, il y a ceux qui expliquent que la société a changé, que l’universalisme républicain est périmé et qu’au final la laïcité périclite, ce qui, par ailleurs, par certains aspects n’est pas totalement dénué de sens, que l’on partage leur jugement ou pas. Ces derniers proposent alors une société des identités particulières, avec des individus reconnus comme égaux – c’est la fameuse égalité des chances ou égalité de casino, sur la ligne de départ du marché et de la concurrence, sans se pré­occuper de leur état au final si pour les plus chanceux ils parviennent à atteindre la ligne d’arrivée.

      Ce sont les mêmes qui, y compris à gauche, nous ont fait perdre le sens des mots et des combats, qui en moins de dix ans nous ont fait glisser sur la pente de la résignation et de la conversion au néo-libéralisme, du combat contre le racisme et l’antisémitisme à la lutte contre les discriminations, en passant par la tarte à la crème de la « diversité » pour enfin nous faire atterrir sur les statistiques ethniques et la reconnaissance par leur promotion des identités « ressenties », par conséquent parti­culière jusqu’au degré le plus élémentaire : l’individu. Lui-même est alors le socle de l’in­dividualisme total dans ce qu’il a de plus dé­flagrateur : l’ « individuation » intégrale par le critère d’identité individuelle de l’ensemble du corps social.

     Afin de se remettre en mouvement sur ce su­jet, il n’y a pas d’échappatoire pour ce qui nous concerne. L’usage unique du « hors de la question sociale, point de salut » est à pros­crire tout autant que la réflexion par slogan de type « nous, c’est la République ». Ce qu’il nous faut véritablement – et au plus vite- c’est de redéfinir les contours, contenus et périmè­tres, conditions et débouchés d’une nouvelle identité collective.

     En définitive, c’est de nation et de contrat social dont il s’agit et non pas d’identité in­dividuelle ou de diversité et encore moins de « statistiques ethniques » .

Razzy Hammadi, Secrétaire national PS


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Face à la crise, changeons l’Union européenne !

Posté par section le 7 avril 2009

ATTAC interpelle les candidats au parlement européen
Face à la crise, changeons l'Union européenne ! dans Européennes docattacinterpellelescandidats.doc

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Un nouveau pacte social pour la jeunesse.

Posté par section le 7 avril 2009

        Tribune parue mercredi 1er avril 2009 dans le journal Libération.

     Il est devenu courant à droite d’évo­quer, le « malaise » ou l’angoisse des jeunes. Constatant le décalage flagrant entre les aspirations d’une génération et son discours politique, la droite qui a pris conscience du coût électoral d’un tel décalage tente une opération séduction. L’opération ne peut pas tromper, elle a déjà été utilisée dans l’histoire récente : récupération des analyses de la gauche, utilisation de notre patrimoine idéologique, et enfin, mise en oeuvre d’une politique en tous points contraire aux objectifs affichés. Mais la jeunesse mérite un vrai débat.

      La situation des jeunes révèle une société ron­gée par la précarité et tiraillée par des inégalités croissantes. Il y a, aujourd’hui, une forme d’im­posture pour des dirigeants de droite à identifier et dénoncer une situation dont ils sont comp­tables : absence de politique de l’emploi, bourses d’études insuf­fisantes, inaction sur le logement, faux-sem­blants du « plan espoir banlieue ». Quel sens y a-t-il à parler d’accès à l’autonomie quand on supprime des pos­tes dans l’éducation nationale ou quand les associations d’édu­cation populaire sont abandonnées ? Sans changement de cap général en matière de protection sociale et d’éducation, toute politique en direction des jeunes est vouée à l’échec.

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      Les jeunes sont aujourd’hui confrontés à une alternative intenable entre la précarité ou la solidarité familiale nécessairement arbitraire et inégalitaire. Il n’y a pas d’autonomie dans la précarité, tout comme il n’y a pas d’émancipa­tion dans la dépendance.

      Les socialistes proposent un dispositif pionnier et annonceur d’une sécurité sociale profes­sionnelle : une allocation autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion, dont le montant serait calculé en fonction des revenus du jeune. Individualisée, elle irait de pair avec un accompagnement dans les choix d’avenir et l’accès à l’autonomie de chacun. Financée no­tamment par la refonte des aides actuelles, elle permettrait de faire le lien entre solidarité natio­nale, émancipation et mise en sécurité sociale. Universelle, elle serait un élément de citoyen­neté, tout comme le service civique.

     Alors que les jeunes sont privés de droits sociaux, ils sont la seu­le tranche d’âge sys­tématiquement enfer­mée dans l’absurde logique droits/devoirs, comme si la droite sommait les jeunes de présenter un certifi­cat de civisme avant de leur accorder des droits. Il convient de sortir de l’obsession de l’assistanat : l’ac­ceptation par les jeu­nes d’emplois pour lesquels ils sont sur­qualifiés et sous-payés prouve leur aspiration à l’autonomie. Les droits ne se méritent pas, ils font partie d’un pacte social.

     Poser les fondations d’un nouveau pacte social intergénérationnel en s’appuyant sur la jeunes­se, c’est bien le moins que nous devons à cette génération contrainte de penser l’avenir com­me une addition de quotidiens sans perspective individuelle ni collective.

Antoine Détourné, Président du Mouvement des jeunes socialistes et Régis Juanico, Député de la Loire

 

 

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Maternelle : alerte importante !

Posté par section le 7 avril 2009

Jardins d’éveil : subterfuge et tour de passe passe !
8 000 places partiellement financées et … 14 000 supprimées

      Nadine Morano secrétaire d’Etat à la famille et Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale viennent d’annoncer l’expérimentation de jardin d’éveil dans les écoles maternelles en septembre 2009. Le ministre avait pourtant affirmé que les conditions d’inscriptions à l’école maternelle n’étaient pas modifiées à la rentrée 2009 : il s’agit bien avec cette annonce, de substituer à l’école maternelle, lieu d’éducation et d’apprentissage, une garderie beaucoup  plus coûteuse pour les familles.
      De plus l’annonce du financement partiel de 8 000 places à la rentrée 2009 ne peut cacher la baisse régulière de la scolarisation des élèves de moins de trois ans à l’école maternelle. En effet le taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans est passé de 35,4 % en 2000 à 21,3 % à la rentrée 2008 (chiffres MEN) : ce sont 14 000 élèves supplémentaires qui chaque année ne trouvent pas de place à l’école maternelle ! Pour maintenir le même taux de scolarisation en 2008 qu’en 2000 il aurait fallu inscrire 113 000 élèves supplémentaires !
Ainsi au temps des excuses après les propos blessants prononcés vis-à-vis des enseignants de maternelle n’aura pas succédé le temps des mesures positives en faveur des élèves.
      Alors que l’intérêt des enfants nécessite de travailler la complémentarité et  la continuité entre les structures d’accueil de la petite enfance et l’école maternelle, cette mesure cache mal la volonté d’économiser des postes à l’école maternelle, de remettre en cause le principe de gratuité et d’aboutir à une réduction des ambitions du service public d’Education. Cette mesure revient sur la loi actuelle qui prévoit  la scolarisation des enfants de moins de trois ans, en priorité, dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé.
Pour le SNUipp, l’école maternelle est une véritable école. Première scolarisation des élèves, authentique lieu de prévention et de lutte contre les inégalités, elle mérite mieux que des a priori et des polémiques. Le SNUipp réaffirme la nécessité de scolariser tous les enfants dont les familles en font la demande y compris à partir de l’âge de deux ans. Il appelle les enseignants des écoles et les parents à multiplier les initiatives en faveur d’un développement de l’école maternelle.

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