Votation Citoyenne du 3 octobre

Posté par section le 4 octobre 2009

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Communiqué de presse

Dans le canton de La Grand-Croix, l’initiative a rencontré également un franc succès :

743 votants, dont une bonne proportion s’était déplacés spécialement pour venir donner son avis.

De nombreuses personnes étaient déjà bien informées et du projet gouvernemental, et de l’organisation de la votation.

732 votes « non » montrent, là aussi, le désaccord profond d’une très large majorité de citoyens avec le changement de statut de la Poste que beaucoup considèrent comme « la propriété collective de tous les français ».

Le collectif cantonal note avec satisfaction l’engagement d’un certain nombre d’élus, notamment à ceux de Saint-Paul en Jarez et de Valfleury

                            Résultats

La Grand’Croix      186 Votants                3 oui      183 non

L’Horme             125 Votants                           125 non

Lorette (Poste)      135 Votants    2 nuls      3 oui     130 non

Lorette (puces)      100 Votants                          100 non

St Paul en Jarez    168 Votants               1 oui      167 non

Valfleury              29 Votants               2 oui       27 non

Total                 743 Votants    2 nuls    9 oui       732 non                                           

  

 

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Irlande la Démocracie aux forceps

Posté par section le 4 octobre 2009


Communiqué d’Attac France

 

http://www.france.attac.org/spip.php?article10364

 

Le résultat est clair : le vote « oui » au Traité de Lisbonne s’est exprimé à une large majorité. Mais il n’efface pas le déni démocratique qui a été institué, avec la décision de faire revoter des citoyens irlandais qui ont « mal » voté en juin 2008. Cela après qu’en France et aux Pays-Bas, les gouvernements aient décidé d’entériner le vote sur le Traité de Lisbonne par un vote parlementaire, par peur que leurs citoyens ne revotent « non » sur un traité jumeau du Traité constitutionnel européen.

 

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour tenter de faire changer d’avis les Irlandais. A commencer par les moyens de communication, à coup de campagnes largement financées par les grandes entreprises comme Ryanair et Intel, qui ont donné des sommes énormes pour la cause du « oui ». Des engagements ont été pris par le gouvernement irlandais et le Conseil européen, mais uniquement à destination du « non » de droite nationaliste : nomination d’un commissaire irlandais, possibilité de poursuivre un dumping fiscal en Irlande, maintien de l’interdiction d’avorter,… Par contre, rien pour le « non » de gauche, qui se bat notamment contre une Europe du libre-échange, pour un nivellement vers le haut des droits sociaux et contre la militarisation inscrite dans le traité. Pourtant, ce « non » de gauche avait eu un rôle important, bien plus que ce qui a pu être rapporté dans les médias.

 

Le résultat de ce référendum n’est pas un « oui » à la forme et à l’orientation que revêt aujourd’hui l’Union européenne. C’est un « oui » obtenu par la peur et l’insécurité provoquées par la gravité de la crise. Il ne pourra conforter pour l’instant que la voie néolibérale dans laquelle est engagée l’Union européenne. La crise économique aurait dû pousser cette Union à une réaction politique d’ampleur, pour mettre au pas la finance et remettre le social et l’écologie au premier plan. Au lieu de cela, elle reste empêtrée dans le carcan de ses traités et de son idéologie néolibérale. C’est pourquoi nous continuerons à dénoncer, au-delà des traités, les politiques et directives qui poursuivent ce projet mortifère, et nous poursuivrons notre travail unitaire pour proposer des alternatives concrètes pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique.

 

Attac France,

Montreuil-sous-bois, le 3 octobre 2009

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Les derniers socialistes ?

Posté par section le 2 octobre 2009

Un bon article sur nous dans Politis

Les derniers socialistes ?


Jeudi 1er Octobre 2009, Par Michel Soudais

Le courant de Benoît Hamon et d’Henri Emmanuelli, qui tenait le week-end dernier son université de rentrée dans les Landes, veut « parler fort » et ne plus « baisser la tête ».

À défaut d’attirer les journalistes, l’université d’été de rentrée du courant de Benoît Hamon et d’Henri Emmanuelli a fait le plein de militants. Avec un bon millier d’inscrits sur les trois jours et le renfort de cinq cents locaux venus assister dimanche matin au meeting de clôture, il y avait, le weekend dernier au Vieux-Boucau (Landes), a souligné Benoît Hamon, « plus de participants qu’à Marseille », où Vincent Peillon avait réuni fin août Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez et Robert Hue (Politis n° 1065), et « autant qu’à Montpellier », où, une semaine auparavant, Ségolène Royal organisait sa seconde fête de la Fraternité (Politis n° 1069). Un succès qui n’a pas dissuadé les principaux médias de bouder l’événement.

À leur décharge, les sujets débattus cadraient mal avec la mise en scène politique médiatique centrée sur quelques figures réputées présidentiables et les rivalités de personnes. Ou la préférence affichée des journaux à gros tirage et des radios pour tous ceux qui « brisent les tabous », selon l’expression réservée à tous les Éric Besson en puissance. Dans cet univers, les socialistes d’« Un monde d’avance » – c’est le nom de leur courant – constituent un monde à part. Un monde où se retrouvent d’« indécrottables archaïques », comme les qualifient Laurent Joffrin ou Denis Olivennes, capables d’ouvrir leur soirée dansante sur « Changer la vie », l’hymne du PS de la fin des années 1970 composé par Mikis Théodorakis. Ce qui constituerait une preuve suffisante de leur passéisme s’ils n’étaient en outre amateurs de chants révolutionnaires, du « Chiffon rouge » à « la Jeune Garde » en passant par « l’Appel du grand Lénine », au point de les entonner en choeur au beau milieu de leur banquet. Sans oublier « l’Internationale » des fins de réunion.

À l’arrivée au Vieux-Boucau, le week-end dernier, le contraste avec La Rochelle était saisissant. Un public jeune, souvent membre de l’Unef ou du MJS, moins de notables, pas de petites phrases mais des échanges et des interpellations argumentées. Et surtout des interventions qui tranchent avec le ronron solferinesque. « La nationalisation d’un certain nombre de secteurs doit redevenir le coeur du projet socialiste », lance Stéphane Delpeyrat, vice-président de la région Aquitaine, lors d’une table ronde dont l’intitulé, « La propriété contre le progrès », est déjà tout un programme. Plus tard, c’est une députée européenne, Françoise Castex, qui regrette l’abandon de « la notion de monopole public », sans laquelle « il n’y a pas de péréquation tarifaire ». Paul Jorion, sociologue et anthropologue des universités anglo-saxonnes, se taille un franc succès en expliquant qu’il ne faut jamais croire à la compétence des banquiers, milieu dans lequel il a travaillé ces vingt dernières années. Au fil des prises de parole, les militants étalent leur ressentiment à l’égard de dirigeants « frileux », incapables de « se mouiller avec nos amis » dans les forums sociaux européens ou mondiaux. Responsables d’avoir « abandonné nos idéaux depuis trente ans », mais aussi des mots, que pointe Marie-Noëlle Lienemann : émancipation, aliénation… « On n’entend plus le mot socialisme, poursuit-elle. On lui préfère la social-démocratie, alors que nous n’avons jamais été sociaux-démocrates. » Puis ils applaudissent l’orateur qui confie avoir « mal vécu la révision de la déclaration de principes » et « le ralliement du PS à l’économie de marché ».

Ressentiment également à l’égard du Parti des socialistes européens. La réélection de Barroso est « restée en travers de la gorge » de beaucoup. Pour Stéphane Delpeyrat, qui n’a pas compris comment le président du groupe des socialistes et démocrates du Parlement européen a pu « appeler à l’abstention dans un vote aussi important », « la coupe est pleine ». Le PS aurait dû prendre ses distances avec le PSE. « Il y a des moments où il faut être capable de dire non », complète Aquilino Morelle, l’ancienne « plume » de Lionel Jospin à Matignon. Non sans audace, les organisateurs avaient aussi invité le NPA, indésirable à La Rochelle, à participer à une table ronde sur le thème de la répartition des riches. Pierre-François Grond, de la direction du NPA, y côtoyait le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, le maire MRC de Belfort, Étienne Butzbach, Christian Picquet, de la Gauche unitaire, et le Vert Daniel Hegoburu pour un débat sur la répartition des richesses, animé par Benoît Hamon. Les animateurs d’Un monde d’avance, convaincus, comme l’avait expliqué un peu plus tôt l’économiste Liêm Hoang Ngoc, que « la crise n’est pas seulement financière mais est aussi une crise de la répartition des revenus », voulait y vérifier que sur un « sujet susceptible de structurer un contrat de gouvernement de gauche » des convergences étaient possibles. Peu de discordances tant sur l’état des lieux que sur les propositions à mettre en oeuvre sont apparues. Benoît Hamon en conclut, un peu vite (voir entretien), à la possibilité de rassembler toute la gauche. Reste que l’intention est là, confirmée par Henri Emmanuelli, qui a indiqué en clôture que la « responsabilité particulière » de son courant était de « continuer à prendre des initiatives » de cette nature « pour faire la démonstration » qu’il n’existe « pas de clivage insurmontable » à gauche.

Cette idée, largement admise, est ici rejetée. Christian Picquet a d’ailleurs essuyé quelques sifflets pour avoir dit : « Malgré les combats courageux que vous pouvez mener, le PS est en train à son tour de s’engager sur la voie d’une dérive accélérée qui l’amène effectivement à ne plus concevoir son avenir que dans l’alliance avec François Bayrou. » « Personne ne croit que le PS est déjà dans les bras du MoDem, sinon on n’existe plus », s’emporte Gérard Filoche. Un sentiment totalement partagé, y compris par ceux qui après avoir été proches de Jean-Luc Mélenchon ont refusé de le suivre, persuadés qu’il est encore possible d’influer sur l’orientation du PS. Eux mettent volontiers en avant leur influence dans un parti où, parce que la proportionnelle y est encore appliquée, leur courant, fort de ses 18,5 % au congrès de Reims et de sa participation à la majorité de Martine Aubry, s’est vu confier le porte-parolat du parti (Benoît Hamon), compte plusieurs secrétaires nationaux, et dirige 15 fédérations. En aparté, nombreux sont ceux qui reconnaissent que cette appartenance à la majorité est un funambulisme de tous les instants. Sur quels sujets, par exemple, faire entendre sa différence et marquer des clivages sans mettre en difficulté Martine Aubry, dont la majorité est fragile ?

Aussi, quand Benoît Hamon annonce qu’il est « fini le temps où [ils] baissaient la tête » et qu’ils iraient « combattre [leurs] adversaires politiques partout là où ils sont », ses propos sont perçus comme l’annonce d’une libération de la parole.

Pas encore lassés de lutter pied à pied contre les pesanteurs et les timidités du PS, la dépolitisation de leurs camarades de section gagnés par l’idéologie dominante, les militants d’Un monde d’avance reconnaissent aisément qu’une partie des socialistes sont tentés par un changement d’alliance avec le MoDem. Mais s’ils ont parfois l’impression d’être, comme ils s’en amusent, « les derniers des Mohicans », ils veulent néanmoins se convaincre que le pire n’est jamais sûr. « Je comprends que Jean-Luc Mélenchon qui a mené ce combat pendant trente ans ait fini par se lasser, nous confiait un jeune secrétaire national, je demande juste qu’on me laisse encore y croire trois ans ».

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Votation Citoyenne

Posté par section le 1 octobre 2009

Votation Citoyenne dans Vie du canton moz-screenshot-16moz-screenshot-17 dans Vie du canton

 

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Depuis le début de l’année, trois bureaux de postes disparaissent chaque jour. Plus de 7400 emplois ont été supprimés à La Poste. Sans concertation ni dialogue, la privatisation et la démolition du service public sont en marche.

 

Sur le Canton de la Grand’Croix 5 bureaux de Vote sont organisés par le collectif Cantonal »Non à la privatisation de la Poste »

*Devant la poste de la Grand’Croix de 9hà12h

*Devant la Poste de St Paul en Jarez  de 9hà12h

*Devant la Poste de L’Horme  de 9hà12h

*Devant la poste de Lorette  de 9hà12h

*Au marché aux puces de Lorette de 9hà12h

 

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Vote Irlandais

Posté par section le 28 septembre 2009

Le 2 octobre prochain, les Irlandais devront voter à nouveau sur le Traité de Lisbonne

Le Traité de Lisbonne est une version jumelle du Traité constitutionnel refusé en 2005 par les Français et les Hollandais. Le seul peuple autorisé depuis à s’exprimer par un vote est obligé de voter à nouveau, sur exactement le même texte, après avoir dit « non » une première fois, comme s’il n’avait pas compris.

Comme le notre, comme le vote hollandais, le premier vote des Irlandais n’a pas été respecté. Aujourd’hui tous les moyens sont mis en œuvre pour tenter de les faire changer d’avis, parce que le traité de Lisbonne ne sera ratifié que si les Irlandais l’acceptent.

Il est donc particulièrement important que ceux et celles qui sont attachés à la démocratie, au respect des peuples et à la construction d’une Europe sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement expriment leur entière solidarité aux Irlandais qui continuent à se mobiliser pour faire respecter leurs droits.

Attac appelle aussi à signer le texte européen de soutien sur le site : http://www.no-means-no.eu/index.php?cccpage=home&set_language=en

Il nous reste un peu plus d’une semaine pour exprimer cette solidarité qui aura des conséquences pour toutes celles et ceux qui vivent en Europe. Voilà le sens de ce nouvel appel à nos amis irlandais « Votez NON pour moi ! »

Attac France,
Montreuil, le 24 septembre 2009

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Le 3 octobre : sauvons le service public postal

Posté par section le 28 septembre 2009

Le 3 octobre : sauvons le service public postal

Posté par CNSP 12 – septembre – 2009

 

Communiqué de Presse du Bureau National du Parti Socialiste :
Le Parti socialiste lance ce soir la campagne de mobilisation de ses élus et militants dans le cadre de la « votation citoyenne » contre la privatisation de La Poste. Cette consultation populaire se déroulera du 28 septembre au 3 octobre à travers l’ensemble du territoire.

Depuis le début de l’année, trois bureaux de postes disparaissent chaque jour. Plus de 7400 emplois ont été supprimés à La Poste. Sans concertation ni dialogue, la privatisation et la démolition du service public sont en marche.

Après avoir refusé tout débat public, toute consultation des citoyens et en ayant à aucun moment répondu aux arguments montrant l’injustice et l’illégitimité du changement de statut de La Poste, le gouvernement prépare le passage en force à l’Assemblée nationale courant octobre.

Face à ce projet et en lien avec le « Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal », le Parti socialiste appelle à participer massivement à la mobilisation des citoyens et des territoires. Les pétitions du Comité national et celle du Parti socialiste recueillent déjà plusieurs milliers de signatures. L’engagement des élus locaux, au-delà des clivages politiques, ne cesse de prendre de l’ampleur. Un site spécialement dédié à l’opération est ligne (www.laposte.parti-socialiste.fr).

Dans les prochaines semaines, des initiatives citoyennes seront prises localement et nationalement afin de faire connaître la réalité de la privatisation en cours et pour proposer une vraie réforme de La Poste dans le cadre des valeurs et des principes du service public universel.

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Référendum Irlandais ( votez oui sinon gare)

Posté par section le 10 septembre 2009

D’ici quelques semaines, les Irlandais reprendront le chemin des urnes pour voter une nouvelle fois sur le Traité de Lisbonne. Médias, partis politiques, patronat, tous ont pris position pour le oui. Selon Le Vrai débat, pas question de laisser le peuple donner son propre avis, cette fois la machine totalitaire est bien rodée.

On en parle très peu en France, et pourtant dans moins d’un mois se jouera en Irlande un événement capital pour l’avenir de l’Union européenne. Le 2 octobre en effet, les électeurs irlandais sont appelés à revoter sur le Traité de Lisbonne, dans une version en tout point identique à celle qu’ils avaient rejetée par 53% des voix en juin 2008.

Deux mots résument la campagne qui débute : dérive totalitaire. Il ne faut pas craindre en effet d’employer cette expression, la plus appropriée pour décrire le climat dans lequel les Irlandais vivent les semaines qui les séparent du scrutin.

L’existence d’un deuxième référendum serait déjà en soi suffisante pour pouvoir parler de dérive totalitaire. Lorsqu’on refait voter un peuple sur un texte à 100% identique à celui sur lequel il vient de s’exprimer, on n’est clairement plus en démocratie. Les partisans les plus zélés, ou les plus aveugles, de l’Europe de Bruxelles pourront toujours essayer de trouver une justification plus ou moins tirée par les cheveux. Du point de vue des principes démocratiques, il ne peut pas y en avoir. S’ils tolèrent ce genre de procédés, ils ne sont pas démocrates. C’est leur droit, mais ils doivent en être conscients.

La dérive totalitaire concerne également la campagne référendaire. Seul parmi les 27 de l’Union européenne à avoir eu la possibilité de s’exprimer par référendum, le peuple irlandais est soumis à une terrible pression des milieux eurocrates politiques, administratifs et financiers.
Pour « éclairer » les électeurs, la commission européenne vient  par exemple de publier un livret censé résumer en quelques pages le Traité de Lisbonne. D’après la commission, les électeurs irlandais pourront suite à la lecture de ce guide « voter en conscience et en toute connaissance de cause ». Dès les premières lignes, le ton est donné : « L’objectif du Traité de Lisbonne est de rendre l’UE plus démocratique, plus efficace et plus transparente. Il donne aux citoyens et aux parlements plus de poids dans la conduite des politiques européennes, et donne à l’Europe plus de poids dans le monde, tout en protégeant les intérêts nationaux ». Bref, un Traité idéal pour une Europe idéale… Citoyens irlandais, radio Bruxelles vous informe !

Au niveau national, la quasi totalité des partis irlandais soutiennent le OUI, du Fianna Fail parti du premier ministre Brian Cowen au Fine Gael, principal parti d’opposition. Craignant que l’impopularité du premier ministre ne rejaillisse sur le scrutin (selon les derniers sondages, 85% des Irlandais sont mécontents de sa politique), le Fine Gael vient d’appeler les électeurs à « attendre les prochaines élections pour sanctionner le premier ministre. Pour le moment il faut dire oui à l’Europe ». C’est beau comme du François Hollande… On remarque que pour tromper l’électeur, on utilise toujours ce genre de raisonnement consistant à dissocier politique nationale et politique européenne, alors que cette dernière conditionne la majeure partie des politiques économiques des gouvernements (et c’est précisément sur ce point que les Irlandais sont mécontents de Cowen), et que 80% des lois nationales sont directement issues de Bruxelles dans la plupart des Etats membres. Il est donc parfaitement cohérent, et lucide, de voter contre l’Europe de Bruxelles lorsqu’on est mécontent de son gouvernement. Parler de confusion des scrutins est une escroquerie, une manipulation destinée à contenir la colère légitime des peuples.

Il va de soi que dans les médias, le camp du OUI est surreprésenté, bénéficiant de l’engagement des deux partis les plus importants du pays. Ceux qui se souviennent du déluge de propagande qui s’abattit sur la France lors la campagne référendaire sur la Constitution européenne en 2005 comprennent ce que vivent grosso modo en ce moment les Irlandais, d’une façon sans doute encore aggravée, en raison des pressions eurocrates plus fortes que jamais.
Autre dérive totalitaire, les arguments de campagne. Du côté du OUI, il n’y en a pas. Le seul ressort de la campagne est la peur. Tous les arguments, même les plus ridicules, sont bons à prendre pour terroriser l’électeur : aggravation de la crise en cas de victoire du NON, expulsion de l’UE, fuite des investisseurs étrangers. Cette stratégie de la terreur, utilisée par l’ensemble des partis du OUI, est complétée par le mensonge selon lequel l’Europe protégerait les pays membres de la crise. Un simple coup d’oeil sur les chiffres de la récession dans le monde montre au contraire que les premiers pays touchés par la récession furent les pays européens, qu’ils connaissent une dépression plus forte qu’ailleurs, et qu’ils sortent de 15 ans de croissance molle. C’est encore plus vrai au sein de la zone euro.
De toute façon, comment une Europe qui a fait du libéralisme mondialisé, de la déréglementation et du libre-échange sa seule devise pourrait-elle avoir un rôle protecteur dans une crise qui s’explique précisément par la faillite de ces principes ? Un peu de logique s’impose pour comprendre la réalité des chiffres, et déminer les mensonges du camp des eurobéats.

Enfin, les grands patrons irlandais se sont eux-aussi lancés dans la campagne du OUI. En tête, le PDG de Ryan Air, Michel O’Leary. Il faut dire qu’il attend le feu vert de la commission européenne pour le rachat d’un concurrent, Aer Lingus… Autre patron engagé, Jim O’Hara, le PDG d’Intel, qui vient de faire appel d’une amende de plusieurs millions d’euros prononcée par la commission contre sa société. Echange de bons procédés entre « Européens convaincus » dira-t-on…
Référendum après référendum (ils sont d’ailleurs de plus en plus rares), les pressions exercées sur les peuples européens pour qu’ils « votent bien » (et si possible du premier coup !) se renforcent, jusqu’à verser dans la dérive totalitaire pure et simple. Très clairement, quand il s’agit d’Europe, et parce qu’on touche à l’évidence au coeur de la machine, là où se prennent les vraies décisions, les peuples ne sont pas les bienvenus.

L’Irlande n’est pas la seule concernée. Le phénomène est général. Il est particulièrement fort en France où des parlementaires de tous bords, UMP, PS, MODEM, ont voté en catimini en 2008 le Traité de Lisbonne, copie-conforme de la Constitution européenne que nous avions rejetée par référendum en mai 2005.
La propagande depuis n’a jamais cessé. Pour vous en convaincre, visionnez ce court reportage diffusé par la chaîne France24 au sujet de la campagne irlandaise. La première phrase du journaliste donne le ton : « Les Irlandais ont voté NON l’an dernier, surtout parce qu’ils ne comprenaient pas le Traité de Lisbonne »…Ce journaliste, comme tant d’autres en France, est en mission : reprendre la communication européiste et faire croire au bon peuple que tout est affaire de pédagogie, que le NON ne peut s’expliquer que par un défaut de compréhension, et certainement pas par un rejet politique. Les démocrates dignes de ce nom doivent réagir, et vite.

Pour l’heure, nous ne pouvons que souhaiter une victoire du NON en Irlande, le 2 octobre prochain. Ce NON sonnerait comme un désaveu terrible pour l’ensemble des « élites eurocrates ». Les derniers sondages montraient une avance assez confortable du OUI, mais en reflux. Espérons que les partisans du NON sauront amplifier le mouvement.

Le Vrai débat – Blogueur associé

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Article de Gérard Filoche

Posté par section le 3 septembre 2009

     Le 2 septembre 2004, il y a 5 ans, à Saussignac en Dordogne, un exploitant agricole, Claude Duviau, assassinait deux inspecteurs du travail, Sylvie Trémouille, (40 ans)  et Daniel Buffiéres (47 ans).

      C’était la première fois depuis la création de l’inspection du travail en 1892 qu’un tel crime visait ceux qui ont pour mission de faire respecter l’état de droit dans les entreprises en faveur de millions de salariés. Ce n’était pas un fait divers mais un fait de société. Car lorsque Le Pen tient des propos racistes, il y a malheureusement des racistes qui prennent un fusil et tirent sur des maghrébins. Lorsque Madame Parisot affirme que “la liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail”, c’est la première fois qu’un patron a pris un fusil et tué deux inspecteurs du travail. C’est encore Parisot qui défend la régression vers un système barbare en affirmant “la vie, la santé, l’amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas ?”Le code du travail, c’est un droit intime, quotidien, il est fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes, il détermine la vie, l’emploi de 16 millions de salariés.

     C’est le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus dénigré, le plus fraudé, alors qu’il organise la protection des salariés et les conditions du partage des richesses entre salariés et employeurs.

      Le pouvoir sarkozyste, chaque jour affaiblit ce code du travail au point de l’avoir ré écrit entièrement en le passant à l’acide des exigences du Medef. Un ministre du travail, devenu président du Sénat, Gérard Larcher, s’écriait le 15 mars 2005 : “ Nous avons dans ce pays une lecture salafiste du code du travail, laissant aux seuls oulémas de la Cour de cassation le soin d’en dire les moments les plus forts ”. Quand on a des néo libéraux qui pensent cela au pouvoir, tous les droits reculent dans l’entreprise et les agents de l’inspection du travail se heurtent à des difficultés croissantes pour faire respecter le Code. Les infractions augmentent, impunies. Les contrôleurs et les inspecteurs se font agresser, insulter, de plus en plus.

      Il n’y a que 450 inspecteurs du travail et 1300 contrôleurs pour 1,2 millions d’entreprises et 16 millions de salariés : la politique pénale du travail est affaiblie, trois procès-verbaux sur quatre sont classés sans suite, l’arbitraire, le stress, le harcèlement, les accidents du travail et les maladies professionnelles augmentent aussi.
Alors il faut doubler les effectifs de l’inspection, reconstruire le code du travail, redonner des droits nouveaux aux syndicats, aux institutions représentatives du personnel, faire que les salariés qui produisent les richesses de ce pays en reçoivent la part qu’ils méritent avec le respect qu’ils méritent.


Gérard Filoche, le 2 septembre 2009

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Travail non Déclaré

Posté par section le 2 septembre 2009

Travail non déclaré : 13% d’entreprises en fraude mardi 25 août 2009 Le ministère du Travail, confirme un article de La Croix et déclare que 13% des entreprises contrôlées en 2008, et davantage dans le gardiennage, la confection ou l’hôtellerie-restauration, étaient en infraction avec la législation du travail. En 2007, elles étaient 11,5%, chiffre stable par rapport à 2006 (10,7%).

La hausse de 2008 tient à l’optimisation des contrôles, désormais concentrés sur sept secteurs à risque.

Dans le gardiennage et le spectacle, plus de 20% des entreprises contrôlées étaient en fraude en 2008, autour de 20% dans la confection, autour de 16% dans l’hôtellerie-restauration, et entre 11% et 12% dans le bâtiment, l’agriculture et le déménagement, a précisé Mme Seiller responsable des études à la Direction générale du travail (DGT) citée par le quotidien chrétien.

Au premier rang des infractions constatées figure le travail dissimulé consistant à ne pas déclarer ou sous-déclarer une activité ou un salarié, ce qui représente 74% des fraudes relevées (+8 points par rapport à 2007).

Face à l’ampleur du phénomène, on ne compte que 480 inspecteurs du travail et 900 contrôleurs pour 16 millions de salariés.

Le préjudice pour la Sécurité sociale, qui finance les soins, médicaments, les retraites, les allocations familiales, a été évalué entre 6,2 et 12,4 milliards d’euros dans un rapport de mars 2007 du conseil des prélèvements obligatoires (CPO), auprès de la Cour des Comptes.

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Article de Marie Noëlle Lineman

Posté par section le 23 juillet 2009

23 juillet 2009

Usurpation :
la taxe Rocard n’est pas la taxe carbone !
Communiqué de presse  Rédigé par Marie-Noëlle Lienemann

Marie-Noëlle Lienemann, ancien ministre, membre du bureau national du PS estime que les propositions de Michel Rocard discréditent l’idée, pourtant essentielle pour l’avenir, d’une taxe carbone.

Il n’y avait pas besoin de grandes études et d’un ancien premier ministre pour taxer l’énergie, ce qui aura pour effet de pénaliser le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et la compétitivité des entreprises.

Cette taxe n’a rien à voir avec la taxe carbone qui doit être fondée sur le bilan global carbone des produits : les importations aussi bien que la production nationale, ce qui favoriserait l’éco innovation et pénaliserait les transports de longues distances et les délocalisations infondées.

Marie-Noëlle Lienemann demande au gouvernement d’abandonner cette proposition inéquitable, écologiquement inefficace, au profit d’une taxation mise en place progressivement sur les produits les plus carbonés et ceci par filière.

Cette proposition ne s’inscrit en rien dans la logique de gauche et montre de manière bien triste que Michel Rocard est utilisé comme alibi pour faire passer la pilule de la politique inégalitaire de Nicolas Sarkozy.

La preuve a été faite que l’augmentation du prix de l’énergie n’avait pas automatiquement pour conséquence la réduction de sa consommation. En effet, pour atteindre cet objectif, il faut des investissements massifs principalement dans les modes de transport, de chauffage, et de productions alternatifs.

Ceux qui paieront plein pot cette taxe ne seront pas ceux qui peuvent investir et pour les autres, c’est une ponction qui se substitue aux investissements nécessaires.

Ce sont les produits carbonés qui doivent être taxés et non la consommation d’énergie !

Rédigé par Marie-Noëlle Lienemann le 23 juillet 2009

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