intervention de Jean Claude FRECON

Posté par section le 20 juillet 2009

Questions au Gouvernement :

 

 

Séance du jeudi 16 juillet 2009

 

Sujet : Réforme de la taxe professionnelle

 

M. Jean-Claude Frécon  – Ma question s’adresse au Premier ministre.

 

M. Didier Boulaud.  – Il est déjà parti !

 

M. Jean-Claude Frécon :

 

- Monsieur le Premier Ministre,

 

Votre gouvernement devait présenter publiquement la semaine dernière la réforme de la taxe professionnelle. Or cette annonce a été repoussée pour permettre au Président de la République ainsi qu’à vous même, de faire les derniers arbitrages.

 

Il est urgent Monsieur le Premier Ministre, de jouer franc-jeu avec les collectivités territoriales, qui vont commencer d’envisager leurs projets pour 2010 et qui ont répondu largement présentes dans la mise en œuvre du plan de relance et qui ne peuvent rester plus longtemps dans l’incertitude face au devenir de leur budget. Vous leur devez, ainsi qu’à nos concitoyens, des réponses claires !

 

Tenu par la promesse électorale du candidat Nicolas Sarkozy faite au Medef, le gouvernement va procéder coûte que coûte à la suppression de la taxe professionnelle malgré un contexte économique des plus défavorables et des finances publiques dans un état désastreux. Notre rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat réclame aussi « d’attendre des jours meilleurs ».

 

Les socialistes sont favorables à une réforme de la taxe professionnelle ambitieuse pour le développement des territoires et des entreprises mais pas dans la précipitation estivale. Nous soutenons l’instauration d’un véritable impôt économique local, dynamique, à l’opposé de la réforme que vous proposez.

 

Outre la contribution sur la valeur ajoutée qui ne représente, à peine la moitié de la perte de recettes fiscales, vous prévoyez de transférer aux collectivités territoriales, des parties d’impôts nationaux, et des dotations, sur lesquelles elles n’auront strictement aucune marge de manœuvre.

 

M. Didier Guillaume.  – Eh oui !

 

M. Jean-Claude Frécon :

 

- De plus, le gouvernement en proposant une réforme uniquement axée sur la taxe professionnelle, fait l’impasse sur une réforme globale de la fiscalité locale et notamment des impôts ménages. Nous savons tous que la suppression de la TP aura pour conséquence inéluctable la hausse des impôts payés directement par nos concitoyens (« C’est ce que veut le Gouvernement ! » sur les bancs socialistes) et cela n’est pas acceptable !!!

 

Cette réforme aura aussi un coût important pour l’Etat, un trou qu’il faudra de toute manière combler ! Or, nous refusons que la taxe carbone serve de palliatif budgétaire. D’ailleurs sur ce point  tous vos ministres ne sont pas unanimes.

 

Mes questions sont donc les suivantes : Ne jugez-vous pas dangereux, Monsieur le Premier Ministre, de maintenir une telle réforme, incomplète et inadaptée en ces temps de crise, alors que nos collectivités ont besoin de visibilité ? Car sans visibilité pour l’avenir, elles ne feront plus de projets, donc moins d’investissements.

 

Monsieur le Premier Ministre, quel scénario allez-vous donc proposer aux collectivités locales ? Alors que vous les avez fortement sollicitées dans le cadre du plan de relance, oserez-vous porter un coup d’arrêt à l’investissement local en réduisant ainsi leurs moyens financiers ? Avez-vous l’intention de profiter de la période estivale pour asphyxier nos collectivités territoriales ? (Applaudissements à gauche)

 

 

 

Jean Claude Frécon

 

A Saint-Étienne, le 20/07/2009

 

Plus d’informations : http://pagesperso-orange.fr/jean-claude.frecon/

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Sondage sur le travail le dimanche

Posté par section le 12 juillet 2009

55% des Français opposés au travail dominical

Ils sont par ailleurs 86% à estimer que le dimanche est «un jour fondamental pour la vie de famille», selon un sondage Viavoice pour Libération.

Alors que l’Assemblée nationale entame mardi l’examen d’une nouvelle proposition de loi UMP sur le travail du dimanche, 55% des Français se disent opposés à cette mesure, selon un sondage Viavoice* pour le quotidien Libération à paraître mardi / 7-8-09.

Interrogés sur le projet de loi envisagé par la majorité pour «faciliter le travail le dimanche, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques»,
55% des sondés s’y déclarent opposés,
contre 42% de favorables   (et 3% ne se prononcent pas).

Par ailleurs, 86% des personnes interrogées estiment que le dimanche est «un jour fondamental pour la vie de famille»
et 85% qu’il «doit rester un jour de repos pour le plus grand nombre».

Seuls 44% des sondés pensent que le travail ce jour-là «permettrait de préserver ou de créer des emplois».

Parmi les salariés figurant parmi les sondés (soit 484 personnes sur 1.018),
57% d’entres eux affirme qu’ils répondraient «non» à leur employeur s’il leur demandait de travailler le dimanche.
42% seraient en revanche prêts à accepter cette proposition.

*sondage réalisé les 3 et 4 juillet par téléphone auprès d’un échantillon de 1.018 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Laurent Fabius : Motion de censure PS du 8 juillet 2009

Posté par section le 10 juillet 2009

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues,

La motion de censure que je défends au nom du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) n’a pas pour objectif, je lève ce suspense, de renverser le Gouvernement – vous êtes rassurés – mais d’aborder les sujets de fond que vous ne nous avez pas permis d’aborder, en présence du président de la République, à Versailles.

Sachant, ce qui devrait faire réfléchir, qu’un grand quotidien économique, interrogeant ce matin les français pour savoir s’ils étaient oui ou non favorables à cette motion de censure, répondait : une majorité est favorable à la motion de censure des socialistes.

*

Monsieur le Premier Ministre, Vous monterez à la tribune au moment où vous le souhaiterez, vous nous expliquerez toute une série de choses.
Mais, suivant avec attention vos propos, je sais déjà que vous aurez probablement recours à un argument : celui de dire « C’est difficile, mais le coupable c’est la crise internationale ». C’est vrai que la crise internationale a une responsabilité fort importante. Mais je voudrais tout de suite, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité entre nous, vous renvoyer à vous-même. Au mois de septembre 2007, alors qu’il n’y avait aucune crise à l’horizon, vous exprimant à Calvi, vous disiez : « La France est en faillite ». Si ce n’était pas la crise, il faut bien qu’il y ait des responsables : vous étiez déjà au Gouvernement, et la droite avec vous depuis plus de 5 ans.

Je veux me situer sur le fond et partir évidemment de ce qui se produit en ce moment, c’est-à-dire à la fois une révolution dans le monde, et une crise.
La révolution dans le monde, pas besoin d’être long, tout le monde l’a à l’esprit : c’est la mondialisation, la révolution écologique, la révolution démocratique, le vieillissement. Tout cela, c’est vrai, modifie l’ordre des facteurs. A quoi s’ajoute la crise internationale, qui n’est pas un accident comme le disent certains, mais un enchaînement précis. Des exigences financières de rentabilité du capitalisme, sans commune mesure avec les possibilités de croissance de l’économie, conduisent à une baisse de la rémunération du travail par rapport au capital et à une augmentation des emprunts et de l’endettement. Un jour le château de cartes s’effondre, c’est ce qui s’est passé en 2008 et en 2009.

Par rapport à cela, permettez moi de vous le dire, beaucoup d’entre nous -et c’était aussi un commentaire de la presse- ont trouvé les propositions de Monsieur le Président de la République un peu courtes. A vrai dire, il y en a eu trois qui ont été retenues par les observateurs.

Première proposition : le grand emprunt. Il faut avoir les idées claires.

Ou bien ce grand emprunt a une finalité économique, et dans ce cas Monsieur le Premier Ministre, il faut que cet emprunt soit banalisé. Car aujourd’hui, malgré son endettement massif, la France emprunte à un taux qui n’est pas excessif. Vous confirmerez-nous que c’est bien un emprunt banal ? Mais s’il est banal, pourquoi une telle communication autour ? Et si cet emprunt est banal, et vise à couvrir des dépenses supplémentaires, alors est-ce que cela veut dire que vous admettez que votre plan de relance était insuffisant ? Mais alors aussi, n’amputez pas les ressources des collectivités locales, responsables de 75 % des investissements civils ! Et dites comment vous financerez.

Ou bien ce grand emprunt est essentiellement à vocation publicitaire. Alors cela coûtera beaucoup plus cher. Cela portera le nom du Président de la République. Et ce sera proposé quelques jours avant les élections régionales.

Je crains fort que dans le choix qui s’opère, ce soit vers le deuxième terme que votre inclination vous porte. Nous vous entendrons avec intérêt sur ce point. Cette première piste, en tout cas, n’est pas à la hauteur du défi.

La deuxième mesure, c’est l’annonce que l’âge de la retraite va être reculé. M. Hortefeux a même envisagé : « La retraite à 67 ans ». Si c’est cela votre réponse à la crise, vous passez complètement à coté de la question. Porter l’âge de la retraite à 67 ans alors même qu’en France, la plupart des salariés sortent de l’entreprise à 52, 54, 58 ans, cela veut dire diminuer les retraites. Cela, nous ne l’accepterons pas. Il y a d’autres paramètres sur lesquels il faut jouer – pénibilité, espérance de vie, etc.

L’annonce de la généralisation du travail le dimanche. Là non plus, ce n’est pas une solution. Puis il y a eu tous ces discours généreux, l’un d’entre eux tenu devant l’organisation internationale du travail (OIT). Lorsque le Président s’exprime à l’étranger sur les questions sociales, il parle impeccablement à gauche. Mais lorsqu’il agit sur le sol national, il agit toujours à droite. Cela, nous ne l’acceptons pas non plus.

Il y eut enfin une troisième proposition dans la déclaration de Monsieur le Président de la République, qui est passée inaperçue mais qui est très importante. Elle concerne le scrutin territorial. On nous a dit : il va y a voir une réforme territoriale -vous allez peut-être la préciser. Nous ne sommes pas ennemis d’une réforme. Mais il s’agit de manipuler le scrutin territorial pour faire en sorte que des Départements et des Régions de gauche soient gérés par la droite, alors cela non plus, nous ne l’accepterons pas.

Il ne s’agit pas d’un procès d’intention. Lorsque j’examine le découpage électoral législatif que vous proposez, et j’aimerais vous entendre sur ce point, les spécialistes nous indiquent qu’il y a un véritable déni de démocratie. Dans ce découpage, il suffirait à ce coté de l’hémicycle (la droite) d’obtenir 49% des voix pour avoir pour 51% des sièges !

La réalité qui accompagne votre gouvernement est simple : le chômage : 2000 chômeurs de plus par jour. 700 000 à 800 000 de plus à la fin de l’année. Le commerce extérieur, clé de la compétitivité : en 2006 -pas question de crise- 20 milliards de déficit. 2007, pas question de crise : 40 milliards de déficit. 2008, pas question de crise : 55 milliards de déficit. Voilà la réalité de votre politique.

A quoi j’ajoute l’endettement. Monsieur Séguin, qui n’est pas suspect de partialité, disait qu’avec tout l’endettement que vous avez accumulé, la France devra rembourser cette année plus que le produit de l’impôt sur le revenu. Monsieur Sarkozy s’est fait élire comme le Président du pouvoir d’achat ; aux yeux des Français, c’est aujourd’hui Monsieur chômage et Monsieur déficits.

*

Monsieur le Premier Ministre, mes chers collègues, on nous demande des propositions, en voilà quelques-unes.

A court terme, nous vous demandons de suspendre le bouclier fiscal dont Monsieur Goulard, avec honnêteté, a précisé hier que pour les 100 premiers bénéficiaires, à la tête d’un patrimoine de plus de 15 millions d’Euros, cela représente un chèque annuel du Trésor Public à leur égard de plus d’un million d’Euros. C’était inacceptable en période habituelle, cela devient scandaleux en période de crise

Deuxième mesure : nous vous proposons de suspendre les dizaines de milliers de suppressions d’emploi public auxquelles vous vous apprêtez à procéder. Vous dites : « Mon idéal, le cœur de mon action, c’est l’emploi, c’est l’avenir », alors que dans l’Education Nationale, clé de l’avenir, vous allez supprimer plus de plus de 10 000 postes à nouveau.

Enfin nous vous demandons en urgence d’allonger l’indemnisation, pas seulement pour les CDI qui ont fait l’objet d’une mesure bienvenue, mais aussi pour les travailleurs précaires, pour les CDD. Il y a là des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui n’auront rien si l’on ne change pas la donne.

Bien sûr il faut une vision plus générale. Qui passe d’abord, Monsieur le Premier Ministre, par une croissance solidaire. Qu’entends-je par là ? Nous avons voté avec vous le Grenelle de l’Environnement. Nous attendons son application.

Nous savons tous, dans nos circonscriptions, qu’il y a besoin de transports publics, nous les proposons. Mais les crédits n’arrivent pas. Nous proposons d’améliorer le logement, y compris les logements existants. Mais les crédits n’arrivent pas. Nous proposons d’encourager l’innovation et la recherche. Mais les crédits sont insuffisants.

Nous proposons que les recettes soient au rendez-vous. C’est pourquoi nous vous demandons de revenir sur un certain nombre de mesures iniques que vous avez prises : par exemple, toute une série de niches fiscales et sociales qui ne se justifient pas. Les stock-options : aujourd’hui, il faut les réserver aux entreprises nouvelles. Nous proposons, comme le demande l’ensemble des organisations syndicales, que les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises, en particulier les PME, soient subordonnées à la conclusion d’accords salariaux. Enfin, d’une façon plus générale, nous proposons de rerevenir sur l’injustice fiscale.

Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons aussi de respecter pleinement la démocratie. Car il y a un lien entre tout cela : l’égoprésidence. Respecter la démocratie, cela veut dire respecter la démocratie parlementaire. Nous proposons de respecter la démocratie référendaire : Monsieur le Premier Ministre, nous voudrions savoir quand va sortir le texte qui permettra à la population, appuyée par les députés, d’initier un référendum d’initiative populaire ? Nous vous prévenons d’ores et déjà, le premier référendum, si vous rendez cette initiative possible, aura pour objet de contrer la privatisation de La Poste qui est une iniquité et un danger. Respect de la démocratie en ce qui concerne les medias. Nous proposons l’égalité médiatique entre la majorité et l’opposition. Respect de la démocratie en matière judiciaire : nous proposons que le Président de la République se mette enfin à suivre les avis du Conseil Supérieur de la Magistrature. Respect de la démocratie sociale, en consultant, alors que vous ne l’avez pas fait concernant le travail le dimanche, les organisations syndicales. En faisant en sorte, par exemple, comme nous le proposons, que dans les comités de rémunération figurent désormais des représentants des salariés.

Nous proposons en même temps une vision nouvelle de l’Europe. Les élections européennes ont été favorables pour vous et pour les écologistes. Elles ont été défavorables pour le Parti socialiste. Elles ont surtout été favorables à l’abstention. Cela veut dire que nos concitoyens souhaitent une Europe différente, une Europe plus démocratique, plus écologique, plus sociale. Nous vous proposons d’agir pour qu’une Directive européenne empêche qu’on privatise le service public, pour qu’il y ait davantage de coopérations renforcées en matière de recherche ou encore d’énergie. En matière de défense, j’ai encore le souvenir, m’exprimant à cette tribune à propos de la réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN, qu’on nous avait dit : « Il va y avoir plus de défense européenne ». Nous n’en voyons pas le début du début.

Nous proposons aussi un véritable « Europlan » de cet Eurogroupe dont nous souhaitons qu’il soit renforcé. Car la grande question qui se pose, chers collègues, c’est de savoir si le siècle qui s’est ouvert sera dominé par la Chine, par l’Amérique, par les deux, ou si l’Europe, comme nous le souhaitons, aura sa place, défendant à la fois ses valeurs et les pays qui la composent, au premier rang desquels, la France.

*

Monsieur le Président,

Je conclus par deux observations simples.
J’ai dit, en commençant ce propos, que les Français, dans leur majorité, soutiennent le principe de cette motion de censure.
Pourquoi ? Tout simplement parce que nos compatriotes voient avec beaucoup d’inquiétude, et nous la partageons, les inégalités croître, la jeunesse sans perspectives, les difficultés de l’emploi, les difficultés de pouvoir d’achat. Et ils n’ont pas le sentiment que les décisions que vous prenez permettront de lever ces difficultés. D’où une défiance, qui s’adresse sans doute à l’ensemble des formations politiques, mais en particulier à votre Gouvernement.

Deuxième observation : on attend d’un Gouvernement qu’il sache faire face au présent et prépare l’avenir.
Or la raison pour laquelle les Français ne vous font pas confiance est qu’ils ont le sentiment que vous ne tirez pas vraiment les leçons de la crise, que les choses n’ont pas changé dans le bon sens. Les banquiers continuent de ne pas prêter assez aux PME. Les financiers continuent de s’octroyer des rémunérations inacceptables. Les jeunes, les chercheurs, les créateurs, continuent à ne pas se voir proposer de perspectives. Les agriculteurs continuent d’être pénalisés, en particulier dans le domaine du lait. Les commerçants continuent à se faire pénaliser par les grandes surfaces. Les serviteurs des collectivités publiques et les élus continuent d’être stigmatisés.

D’une façon générale, on n’a pas le sentiment que les problèmes de la France pour aujourd’hui et pour demain soient pris à bras le corps comme ils devraient l’être.

Nous savons que gouverner c’est difficile. Mais nous savons aussi que la France a besoin de changement. C’est dans cet esprit de changement et de rassemblement que nous travaillons. Voila pourquoi Monsieur le Premier Ministre, mes chers collègues, au nom du groupe SRC et en application de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution, j’ai l’honneur de vous demander de censurer la politique économique et sociale du Président et du Gouvernement.

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REMANIMENT

Posté par section le 24 juin 2009

C’est un remaniement plus ambitieux que prévu qu’a annoncé le secrétaire général de l’Elysée ce mardi soir. Comme le prévoyaient nos confrères du Figaro vers 19 heures, alors que le scénario semblait ficelé, le refus de Michèle Alliot-Marie de se voir adjoindre Christian Estrosi comme secrétaire d’Etat à la sécurité publique a contraint l’Elysée à un important jeu de chaises musicales.

Ceux qui bougent (9)

Ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés. Michèle Alliot-Marie devient donc Garde des Sceaux en remplacement de Rachida Dati, dont le départ était prévu de longue date. Elle a rang de ministre d’Etat.

Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales. Proche parmi les proches de Sarkozy, l’ancien ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale ne sera pas resté longtemps aux Affaires sociales. Brice Hortefeux succède à Michèle Alliot-Marie au ministère de l’Intérieur. Il lorgnait le poste de longue date.

Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. Xavier Darcos quitte l’Education nationale. Mais alors qu’il était destiné à la Justice, il se retrouve aux Affaires sociales en remplacement de dernière minute de Brice Hortefeux.

Ministre de l’Education nationale, porte-parole du Gouvernement. Luc Chatel, titulaire du portefeuille de l’Industrie, prend, come prévu, la place de Xavier Darcos à l’Education nationale. Il reste porte-parole du gouvernement.

Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. On attendait plutôt le centriste Michel Mercier, c’est finalement l’ancien Villepiniste (et blogueur de Rue89) Bruno Lemaire qui remplace Michel Barnier, parti pour Bruxelles, à l’Agriculture.

Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. La centriste Valérie Letard quitte le secrétariat d’Etat à la Solidarité pour rejoindre à l’Ecologie Jean-Louis Borloo, avec qui elle a déjà travaillé à la mairie de Valenciennes. Elle vient rejoindre Chantal Jouanno, qui reste secrétaire d’Etat à l’Ecologie…

Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice et des Libertés. L’ancien socialiste Jean-Marie Bockel quitte le purgatoire des Anciens combattants, où il avait été expédié suite à des déclarations peu amènes sur feu le président gabonais Omar Bongo. Il travaillera désormais aux côtés de Michèle Alliot-Marie à la Justice, sans que l’on connaisse ses attributions précises.

Secrétaire d’Etat chargée des Sports, auprès de la ministre de la Santé et des Sports. Punie pour avoir refusé de conduire la liste UMP aux européennes en Ile-de-France, Rama Yade quitte le Quai d’Orsay et se retrouve aux Sports en remplacement de Bernard Laporte. Le secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme, dont la création avait été critiquée par Bernard Kouchner, disparait dans la bataille.

Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense. Le maire de Toulon Hubert Falco ne réalise pas vraiment une bonne opération puisqu’il quitte l’Aménagement du territoire pour remplacer Jean-Marie Bockel aux Anciens combattants.

Ceux qui arrivent (8)

Ministre de la Culture et de la Communication. Exit Christine Albanel et son fiasco sur la loi Hadopi. Personnalité consensuelle, Frédéric Mitterrand avait lui-même annonce sur France 2 sa prochaine nomination. Elle est confirmée. Mais il aurait fait là « sa première boulette », murmure-t-on dans les allées du pouvoir.

Pour le Président c’est quoi qu’il en soit un bon coup : c’est plus « Mitterrand » que « Frédéric » qu’il accroche à son tableau de chasse. Le neveu de l’ancien président aurait, selon une amie citée par VSD, accepté le poste « ne serait-ce que pour voir la tête de Jack Lang devant son poste de télévision ». Et après tout, a-t-il remarqué sur France 2, Sarkozy a bien été ministre au temps de Mitterrand…

Ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. Nouvelle carte d’ouverture pour le Président, le sénateur centriste Michel Mercier fait son entrée au gouvernement. Il était toutefois attendu à l’Agriculture, ce sera finalement l’Aménagement du territoire. Rue89 avait raconté comment le trésorier du Modem, sûr de son entrée au gouvernement, avait fait un cadeau d’adieu à François Bayrou : 20 minutes de spots électoraux pour les européennes.

Ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Titulaire du portefeuille, Roger Karoutchi, battu dans la course à l’investiture pour les régionales en Ile-de-France et se remettant à peine du fiasco de la loi Hadopi au Parlement, était donné partant par tout le monde. C’est finalement Henri de Raincourt qui le remplace.

A 61 ans, cet agriculteur est sénateur de l’Yonne depuis plus de vingt ans. Il présidait jusqu’à maintenant le groupe UMP du Sénat, tout en siégeant à la très stratégique commission des finances de la Haute Assemblée. Son père, Philippe de Raincourt, était déjà sénateur de l’Yonne entre 1948 et 1959.

Ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie. C’est celui par lequel ce pataquès de dernière minute est arrivé. Pressenti à un secrétariat d’Etat aux Libertés publiques, Christian Estrosi se retrouve propulsé, suite au tir de barrage de MAM, à l’Industrie, laissé vaquante par luc Châtel.

Pour se faire élire maire de Nice, cet ancien champion de moto, proche de Nicolas Sarkozy, avait promis de renoncer à la politique nationale… Les sirènes auront visiblement été trop fortes. Il venait de déposer une très controversée proposition de loi sur les bandes à l’Assemblée.

Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes. Pierre Lellouche, qui remplace Bruno Lemaire, se distingue surtout par son atlantisme (il était partisan de l’intervention en Irak et du retour complet de la France dans l’Otan).

Secrétaire d’Etat chargée des Aînés, auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. L’eurodéputée lyonnaise Nora Berra fait son entrée au gouvernement. A 45 ans, elle est engagée depuis 2001 sur la scène politique lyonnaise. Elle a été élue députée européenne, en cinquième position sur la liste UMP, circonscription sud-est. Médecin spécialiste des vaccins, elle a travaillé à l’hôpital public, ainsi que pour plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Cinquième enfant d’une famille de onze, elle est d’origine algérienne.

Secrétaire d’Etat, chargé du Logement et de l’Urbanisme, auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Le blogueur de Rue89, Benoist Apparu fait son entrée au gouvernement, où il prend la place de Christine Boutin, remerciée.

A 39 ans, il s’est engagé au RPR en 1994 sous le patronage d’Alain Juppé. Chef de cabinet de Xavier Darcos lorsque celui-ci était à l’Enseignement scolaire puis à la Coopération, il est élu député de la Marne en 2007. En deux ans à l’Assemblée nationale, il a surtout travaillé sur la loi d’autonomie des universités.

Secrétaire d’Etat chargée de l’outre-mer, auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. Marie-Luce Penchard, 50 ans, est d’abord la fille de Lucette Michaux-Chevry, figure RPR de la Guadeloupe et ex-secrétaire d’Etat à la francophonie. Candidate aux européennes sur la liste UMP, circonscription outre-mer, elle ne bénéficiait pas du soutien de l’UMP de Guadeloupe. Elle n’a jamais exercé de mandat électif. De la fin 2007 à aujourd’hui, elle était conseillère à l’Elysée, chargée des questions de l’outre-mer.

Ceux qui ne bougent presque pas (5)

Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Jean-Louis Borloo aurait bien changé d’air, mais le bon résultat des Verts aux européennes semble avoir remis la thématique à la mode et il y avait peu de candidats de poids pour prendre sa place. Il reste donc à son poste et reste ministre d’Etat (son nom figure sur la liste officielle des ministres ayant changé de fonction ou arrivant aui gouvernement, mais l’auteur de ces lignes ne comprend pas pourquoi…).

Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat. Eric Woerth, que beaucoup donnaient à la Justice, reste finalement au Budget et gagne au passage la Réforme de l’Etat.

Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation, auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Hervé Novelli conserve ses attributions et gagne même une (petite) casquette au passage avec la consommation.

Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité. Nadine Morano reste en place et ajoute la Solidarité à ses attributions, Valérie Letard partant à l’Ecologie.

Secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre. Christian Blanc ne fait que passer de la tutelle du ministre de l’Ecologie à celle du Premier ministre.

Ceux qui ne bougent pas du tout (15)

Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Christine Lagarde (Economie), Patrick Devedjian (Relance), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche), Hervé Morin (Défense), Eric Besson (Immigration), Laurent Wauquiez (Emploi), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique), Dominique Bussereau (Transports), Fadela Amara (Ville), Alain Marleix (Collectivités territoriales), Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur), Alain Joyandet (Coopérartion), Chantal Jouanno (Ecologie), Martin Hirsch (Solidarités actives et Jeunesse).

Ceux qui bougent… vers la sortie (8)

Rachida Dati (Justice), Christine Albanel (Culture), Michel Barnier (Agriculture), Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), Christine Boutin (Logement), André Santini (Fonction publique), Yves Jego (Outre-Mer), Bernard Laporte (Sports).

Arnaud Aubron et David ServeC’est un remaniement plus ambitieux que prévu qu’a annoncé le secrétaire général de l’Elysée ce mardi soir. Comme le prévoyaient nos confrères du Figaro vers 19 heures, alors que le scénario semblait ficelé, le refus de Michèle Alliot-Marie de se voir adjoindre Christian Estrosi comme secrétaire d’Etat à la sécurité publique a contraint l’Elysée à un important jeu de chaises musicales.

Ceux qui bougent (9)

Ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés. Michèle Alliot-Marie devient donc Garde des Sceaux en remplacement de Rachida Dati, dont le départ était prévu de longue date. Elle a rang de ministre d’Etat.

Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales. Proche parmi les proches de Sarkozy, l’ancien ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale ne sera pas resté longtemps aux Affaires sociales. Brice Hortefeux succède à Michèle Alliot-Marie au ministère de l’Intérieur. Il lorgnait le poste de longue date.

Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. Xavier Darcos quitte l’Education nationale. Mais alors qu’il était destiné à la Justice, il se retrouve aux Affaires sociales en remplacement de dernière minute de Brice Hortefeux.

Ministre de l’Education nationale, porte-parole du Gouvernement. Luc Chatel, titulaire du portefeuille de l’Industrie, prend, come prévu, la place de Xavier Darcos à l’Education nationale. Il reste porte-parole du gouvernement.

Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. On attendait plutôt le centriste Michel Mercier, c’est finalement l’ancien Villepiniste (et blogueur de Rue89) Bruno Lemaire qui remplace Michel Barnier, parti pour Bruxelles, à l’Agriculture.

Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. La centriste Valérie Letard quitte le secrétariat d’Etat à la Solidarité pour rejoindre à l’Ecologie Jean-Louis Borloo, avec qui elle a déjà travaillé à la mairie de Valenciennes. Elle vient rejoindre Chantal Jouanno, qui reste secrétaire d’Etat à l’Ecologie…

Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice et des Libertés. L’ancien socialiste Jean-Marie Bockel quitte le purgatoire des Anciens combattants, où il avait été expédié suite à des déclarations peu amènes sur feu le président gabonais Omar Bongo. Il travaillera désormais aux côtés de Michèle Alliot-Marie à la Justice, sans que l’on connaisse ses attributions précises.

Secrétaire d’Etat chargée des Sports, auprès de la ministre de la Santé et des Sports. Punie pour avoir refusé de conduire la liste UMP aux européennes en Ile-de-France, Rama Yade quitte le Quai d’Orsay et se retrouve aux Sports en remplacement de Bernard Laporte. Le secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme, dont la création avait été critiquée par Bernard Kouchner, disparait dans la bataille.

Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense. Le maire de Toulon Hubert Falco ne réalise pas vraiment une bonne opération puisqu’il quitte l’Aménagement du territoire pour remplacer Jean-Marie Bockel aux Anciens combattants.

Ceux qui arrivent (8)

Ministre de la Culture et de la Communication. Exit Christine Albanel et son fiasco sur la loi Hadopi. Personnalité consensuelle, Frédéric Mitterrand avait lui-même annonce sur France 2 sa prochaine nomination. Elle est confirmée. Mais il aurait fait là « sa première boulette », murmure-t-on dans les allées du pouvoir.

Pour le Président c’est quoi qu’il en soit un bon coup : c’est plus « Mitterrand » que « Frédéric » qu’il accroche à son tableau de chasse. Le neveu de l’ancien président aurait, selon une amie citée par VSD, accepté le poste « ne serait-ce que pour voir la tête de Jack Lang devant son poste de télévision ». Et après tout, a-t-il remarqué sur France 2, Sarkozy a bien été ministre au temps de Mitterrand…

Ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. Nouvelle carte d’ouverture pour le Président, le sénateur centriste Michel Mercier fait son entrée au gouvernement. Il était toutefois attendu à l’Agriculture, ce sera finalement l’Aménagement du territoire. Rue89 avait raconté comment le trésorier du Modem, sûr de son entrée au gouvernement, avait fait un cadeau d’adieu à François Bayrou : 20 minutes de spots électoraux pour les européennes.

Ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Titulaire du portefeuille, Roger Karoutchi, battu dans la course à l’investiture pour les régionales en Ile-de-France et se remettant à peine du fiasco de la loi Hadopi au Parlement, était donné partant par tout le monde. C’est finalement Henri de Raincourt qui le remplace.

A 61 ans, cet agriculteur est sénateur de l’Yonne depuis plus de vingt ans. Il présidait jusqu’à maintenant le groupe UMP du Sénat, tout en siégeant à la très stratégique commission des finances de la Haute Assemblée. Son père, Philippe de Raincourt, était déjà sénateur de l’Yonne entre 1948 et 1959.

Ministre auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l’Industrie. C’est celui par lequel ce pataquès de dernière minute est arrivé. Pressenti à un secrétariat d’Etat aux Libertés publiques, Christian Estrosi se retrouve propulsé, suite au tir de barrage de MAM, à l’Industrie, laissé vaquante par luc Châtel.

Pour se faire élire maire de Nice, cet ancien champion de moto, proche de Nicolas Sarkozy, avait promis de renoncer à la politique nationale… Les sirènes auront visiblement été trop fortes. Il venait de déposer une très controversée proposition de loi sur les bandes à l’Assemblée.

Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes. Pierre Lellouche, qui remplace Bruno Lemaire, se distingue surtout par son atlantisme (il était partisan de l’intervention en Irak et du retour complet de la France dans l’Otan).

Secrétaire d’Etat chargée des Aînés, auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité. L’eurodéputée lyonnaise Nora Berra fait son entrée au gouvernement. A 45 ans, elle est engagée depuis 2001 sur la scène politique lyonnaise. Elle a été élue députée européenne, en cinquième position sur la liste UMP, circonscription sud-est. Médecin spécialiste des vaccins, elle a travaillé à l’hôpital public, ainsi que pour plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Cinquième enfant d’une famille de onze, elle est d’origine algérienne.

Secrétaire d’Etat, chargé du Logement et de l’Urbanisme, auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Le blogueur de Rue89, Benoist Apparu fait son entrée au gouvernement, où il prend la place de Christine Boutin, remerciée.

A 39 ans, il s’est engagé au RPR en 1994 sous le patronage d’Alain Juppé. Chef de cabinet de Xavier Darcos lorsque celui-ci était à l’Enseignement scolaire puis à la Coopération, il est élu député de la Marne en 2007. En deux ans à l’Assemblée nationale, il a surtout travaillé sur la loi d’autonomie des universités.

Secrétaire d’Etat chargée de l’outre-mer, auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. Marie-Luce Penchard, 50 ans, est d’abord la fille de Lucette Michaux-Chevry, figure RPR de la Guadeloupe et ex-secrétaire d’Etat à la francophonie. Candidate aux européennes sur la liste UMP, circonscription outre-mer, elle ne bénéficiait pas du soutien de l’UMP de Guadeloupe. Elle n’a jamais exercé de mandat électif. De la fin 2007 à aujourd’hui, elle était conseillère à l’Elysée, chargée des questions de l’outre-mer.

Ceux qui ne bougent presque pas (5)

Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Jean-Louis Borloo aurait bien changé d’air, mais le bon résultat des Verts aux européennes semble avoir remis la thématique à la mode et il y avait peu de candidats de poids pour prendre sa place. Il reste donc à son poste et reste ministre d’Etat (son nom figure sur la liste officielle des ministres ayant changé de fonction ou arrivant aui gouvernement, mais l’auteur de ces lignes ne comprend pas pourquoi…).

Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat. Eric Woerth, que beaucoup donnaient à la Justice, reste finalement au Budget et gagne au passage la Réforme de l’Etat.

Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation, auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Hervé Novelli conserve ses attributions et gagne même une (petite) casquette au passage avec la consommation.

Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité. Nadine Morano reste en place et ajoute la Solidarité à ses attributions, Valérie Letard partant à l’Ecologie.

Secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre. Christian Blanc ne fait que passer de la tutelle du ministre de l’Ecologie à celle du Premier ministre.

Ceux qui ne bougent pas du tout (15)

Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Christine Lagarde (Economie), Patrick Devedjian (Relance), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche), Hervé Morin (Défense), Eric Besson (Immigration), Laurent Wauquiez (Emploi), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique), Dominique Bussereau (Transports), Fadela Amara (Ville), Alain Marleix (Collectivités territoriales), Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur), Alain Joyandet (Coopérartion), Chantal Jouanno (Ecologie), Martin Hirsch (Solidarités actives et Jeunesse).

Ceux qui bougent… vers la sortie (8)

Rachida Dati (Justice), Christine Albanel (Culture), Michel Barnier (Agriculture), Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), Christine Boutin (Logement), André Santini (Fonction publique), Yves Jego (Outre-Mer), Bernard Laporte (Sports).

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Résultats sur la canton de la Grand’Croix

Posté par section le 16 juin 2009

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Après les Européennes, Martine Aubry fixe le cap

Posté par section le 16 juin 2009

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Retraite à 67 ans

Posté par section le 16 juin 2009

France inter service public… du patronat… et des sarkozystes  « ouvre le débat sur la retraite à 67 ans » – Rien n’impose ni ne justifie de remettre en cause la retraite à 60 ans : au contraire il faut la conforter !

Au moment où l’on a 2000 chômeurs de plus par jour, voilà que les sarkozystes veulent aggraver cette catastrophe dont ils sont pleinement responsables en prônant la retraite à 67 ans ! Faire semblant d’ouvrir le débat est plus qu’une diversion, c’est une agression antisociale de plus. Comme le travail du dimanche. Comme le « trou » de la Sécu. Assez de politique réactionnaire et de choix réservés aux seuls actionnaires.

Il faut immédiatement des mesures anti chômage puissantes :
-       contrôle des licenciements abusifs
-       35 h hebdomadaires pour tous et 44 h de travail maxima hebdomadaires
-       deux jours de repos consécutifs hebdomadaires pour tous dont le dimanche
-       rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche
-       ré embaucher immédiatement dans la fonction publique pour combler les 140 000 postes supprimés
-       garantir la retraite à 60 ans et en revenir au réel : 37 annuités de cotisations

Voilà le cœur du programme de gauche que le PS devrait défendre immédiatement, il serait écouté, il regagnerait ses électeurs, il pourrait gagner les prochaines élections.

La redistribution du travail, c’est la clef de la redistribution des richesses. C’est la clef de la relance. Donnez 200 milliards aux salariés pas aux banquiers et la relance sera rapide.

Les Français travaillent dans les faits, dans le réel, 37 annuités en moyenne. 2 sur 3 ne sont plus au travail après 57 ans. Toute tentative, actuellement, d’élever l’âge de la retraite est pure hypocrisie réactionnaire néolibérale.
Non à la provocation de la retraite à 67 ans : c’est seulement un moyen de diminuer le niveau des retraites en fixant des durées de cotisations inatteignables.

C’est seulement un moyen de maintenir les jeunes dans le chômage, les petits boulots, la précarité. Alors qu’au contraire, quand il y a 2000 chômeurs de plus par jour, il faut que les seniors partent en retraite et que les juniors aient du boulot !

Il y a mensonge d’état sur tous les paramètres de la retraite : sur le boom des naissances depuis l’an 2000, sur l’espérance de vie après 60 ans, sur le taux de chômage d’hier et de demain, sur les modalités de calcul des retraites, sur l’encouragement aux retraites dites « complémentaires » et sur les « fonds de réserve » gaspillés…

La retraite n’est pas une épargne, la retraite est versée en direct, en temps réel par ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Cela vient des salaires, augmentez les salaires ! Et s’il le faut, s’il y a des difficultés de jointure entre ce qui est cotisé et ce qui est nécessaire pour maintenir une retraite décente à un taux de remplacement de 75 % calculé sur les 10 meilleures années en 37 annuités à partir de 60 ans, alors il faut hausser les cotisations salariales et patronales de 0,3 à 0,4 points comme le proposa, il y a 7 ans, le rapport du COR.

La retraite comme la Sécu reposent sur les cotisations de base et sur les salaires : augmentez les salaires, pas le paiement des « complémentaires » inégalitaires !

Boycott du congrès grotesque de Versailles le 22 juin !

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dernière ligne droite pour faire gagner le PS

Posté par section le 2 juin 2009

Le dernier sondage CSA indique une remontée de 2 point du Parti Socialiste à 21 % et une baisse d’un point de l’UMP à 25 % alors que 37 % des sondés déclarent ne pas avoir encore fait un choix définitif.

Il est encore possible de faire jeu égal ou même de devancer l’UMP.

Il faut pour cela convaincre les électeurs de quatre choses :

1- D’aller voter. Ce qui dépend des trois derniers points.

2- Que les socialistes ont changé. Dans La Tribune du 2 juin, Harlem Désir, lui-même, reconnaît que les socialistes européens ne sont plus
« sociaux-libéraux ». La crise et ses effets sont passés par là et le programme européen du PS va au-delà du traité de Lisbonne qui n’est plus
qu’une « donnée » et « ne saurait limiter les perspectives des socialistes européens »

3- Que les voix qui iront au NPA ou au Front de Gauche
ne permettront pas d’avoir d’élus au Parlement européen. Avec le système des listes
régionales, il faudra 8 à 9 % des suffrages pour avoir un élu. Or, le NPA, comme le Front de Gauche se situent autour de 5 à 6 % des voix.
Quant aux voix des écologistes, elles sont écartelées entre le libéralisme de Daniel Cohn Bendit et le radicalisme de José Bové ; elles
ne sont qu’un patchwork sans aucune lisibilité politique, à moins de penser que l’écologie puisse être  soluble dans le libéralisme.

4- Qu’il est important que Sarkozy ne puisse pas pavoiser. Il le fera si les voix de gauche se divisent. Seul comptera pour lui le fait que l’UMP
arrive en tête, même si 76 % des électeurs se prononcent contre lui et que le taux d’abstention atteint les 60%. Il entonnera le chant du coq
en affirmant que les Français approuvent sa politique. Et l’on peut faire confiance aux médias pour chanter à l’unisson.  Il en profitera
aussitôt pour accentuer sa politique anti-sociale, sa volonté de faire payer la crise aux salariés, aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités qui
n’y sont pourtant pour rien. Son seul objectif est de sauver les profits. Une victoire de l’UMP aux européennes l’aiderait à persévérer
dans cette voie, aux dépens des salaires, du temps de travail, des retraites, de l’assurance maladie, de l’assurance chômage, des services
publics.

 

Jean-Jacques Chavigné

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ARGUMENTS

Posté par section le 27 mai 2009

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2500 chomeurs de plus

Posté par section le 27 mai 2009

2500 chômeurs de plus hier mardi 26 – 693 000 chômeurs de plus en 2009 – 34 000 fonctionnaires de moins l’an prochain : « avec les dents » Sarkozy va chercher le chômage, battez-le, le 7 juin !
Posté dans Non classé par Gérard Filoche le 27 mai 2009

Pas d’état d’âme, Europe néo-libérale de Barroso et Elysée Sarkoziste, c’est pareil, allez à l’essentiel, votez le 7 à gauche et manifestez le 13 juin.  On les aura tôt ou tard, accumulons les forces d’opposition. Sarkozy refuse de contrôler les licenciements, il préfère discuter de mettre des portiques à l’entrée des écoles que des profs dans les salles de cours, des surveillants dans les cantines, des infirmières dans les hôpitaux, des médecins du travail dans les centres de santé ad hoc.

Hier encore, dans un contrôle, un petit chef d’entreprise qui ne tenait pas ses registres à jour, embauchait « au noir » pour l’accueil de nuit dans son hôtel, pour refaire ses chambres,  et expulsait ses salariés en leur criant dessus, ne se privait pas de demander aussi des aides de l’état pour du « chômage partiel : comme les services concernés sont poussés à accorder ce type d’aide, il faut un contrôle pour s’apercevoir des tricheries. « Travaillez moins pour gagner moins » disent Sarkozy et Parisot, encaissez quand même le maximum d’aides, et surtout ne donnez pas les moyens à l’inspection du contrôle des patrons fraudeurs et menteurs.

Un ex-serveur moteur de recherche Internet célèbre en France dans les années 2000, L…., met la clef sous la porte sans formalité, les dirigeants allemands croient devoir s’épargner toute formalité, tout plan social, tout échange avec le CE, ils ont « fermé » le robinet (connections, électricité, téléphone, bureau, salaires…) du jour au lendemain, la crise sert de prétexte à tout.

Dans une réunion de chantier, CISSCT, on parle sécurité, encore et encore. Ennuyé un des douze petits patrons assis à regret autour de la table opine du bonnet en regardant sa montre : « Oui, mais… ». Tout est dit. Il ne peut pas. Ils sont hors délais. Ils sont obligés d’être là une demi-heure à la réunion sécurité sous peine d’amende. Mais après ils courent et feront n’importe quoi.  Sans tenir aucun compte des normes de sécurité et en croisant les doigts, espérant qu’ils continueront à ne pas avoir eu d’accident grave comme dans les 478 jours de travaux précédents (sauf  il y a 4 jours une entorse due aux mauvaises voies de dégagement, ils en sourient). Dire que Mme Lagarde prétend qu’avec les entreprises, il faut agir par incitation et non pas par contrainte :  si vous n’aviez plus du tout de moyens de contraintes sur les chantiers le nombre des morts augmenterait aussitôt. Pareil si vous croyez, sans loi, ramener les voleurs de stocks options, parachutes dorés, retraites chapeaux, à la raison, vous pouvez toujours courir : Thierry Morin, PDG de Valéo, hier mis en cause par « l’éthique » du Medef et la presse, se vante d’avoir gardé ses 3,6 millions, alors qu’il avait proposé d’en rendre la moitié, son conseil d’administration le lui a refusé…

Pareil si vous ne contrôlez pas les plans sociaux bidons, les « aubaines », les licenciements abusifs et boursiers !

Mais non l’UMP est là pour le fric, pour les actionnaires, pour l’Europe des banqueroutiers, allez vous rester sans voter contre elle le 7 juin ?

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