Changeons l’Europe

Posté par section le 19 avril 2009

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Changeons l’Europe Maintenant

Posté par section le 9 avril 2009

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Le faux débat des « statistiques ethniques ».

Posté par section le 7 avril 2009

 

    Lorsque les camarades de la coordination du courant m’ont interpellé afin de produire quelques éléments de ligne concernant « les statistiques ethniques » et le débat qui les sous-tend, ma réaction fût la suivante : moins que la question particulière et subalterne des « statistiques ethniques » que personne, au sens propre du terme, ne propose véritablement de mettre en place, c’est en fait la question de l’identité qui est posée. A mon sens elle constitue un des enjeux principaux du siècle qui s’ouvre. Au carrefour de la notion de peuple, de nation et de la légitimité démocratique qu’elle octroie en étant le déter­minant de toute souveraineté, que l’on parle de régulation économique, des droits et devoirs au sens large ou bien encore de règlement des conflits.

       Aussi, est-il nécessaire de tenter de livrer ici quelques propos et arguments relatifs aux « statistiques ethniques » puis de tenter, à travers une première explo­ration, de délivrer en conclusion, ce que pourrait être les éléments constitutifs d’une introduction à la question de l’identité, pour un courant qui a l’ambition d’avoir – et c’est notre cas – un monde d’avance.

 

Statistiques ethniques en question.

   Tout d’abord, concernant les statistiques eth­niques, il est utile de rappeler que personne aujourd’hui en France, ne propose tant du point de vu du sens des mots que des expé­riences déjà réalisées – notamment en Gran­de Bretagne -, de les mettre en place.

     En fait, on louvoie, on hésite, on fait mine de confondre involontairement le sens des mots, on parle de « critères pertinents » comme le fait Yazid Sabeg, ou encore de « ressenti », dernier terme repris et proposé dernièrement par une maladroite et idiote proposition de loi socialiste sur la question des discriminations lamentablement renvoyée dans les cordes par une Fadela Amara, apparemment ravie d’opposer à la gauche ses propres contradic­tions.

    D’ailleurs accordons-nous ce rapide et partiel droit d’inventaire concernant cette dernière initiative : qu’est-ce que l’identité si ce n’est un ressenti qui parfois peut revêtir jusqu’au qualificatif d’ethnique pour certains.

Des contours sujets à débats.

    Ensuite, pour s’attacher à porter quelques ar­guments simples et factuels, disons tout clai­rement que les statistiques ethniques sont un puit sans fond dont l’exploration disloque puis divise.

     Mises en place en Grande Bretagne, elles ont donné lieu à une surenchère identitaire qui fait froid dans le dos tant elles apparaissent, par l’exaltation des particularismes identitai­res, comme un dangereux facteur de division et d’opposition entre les citoyens et les ca­tégories ainsi répertoriées. En moins de deux ans, on est passé de quelques dizaines de cri­tères à plusieurs centaines sous l’effet de lob­by communautaristes, souhaitant par-dessus tout, être reconnus par les pouvoirs publics, souvent sur la base du fameux « ressenti ».

      D’autres, toujours avec cette volonté des bonnes âmes qui souhaitent lutter « efficace­ment » contre les discriminations, avancent la nécessité de fournir aux chercheurs des outils de mesure. Rappelons qu’aujourd’hui, sans faire appel aux « statistiques ethniques », les outils existent et que la mesure des discrimi­nations, de la ségrégation subie comme de l’auto-ségrégation est d’ores et déjà possi­ble et sert de base à de nombreuses études dans le domaine, notamment en s’appuyant sur des dizaines de méthodes opérationnelles telles que l’analyse de la concentration des patronymes, les dates de délivrance des car­tes de séjour des parents ou bien encore la nationalité de filiation de ces derniers.

Glissement sémantique.

     Enfin, il y a ceux qui expliquent que la société a changé, que l’universalisme républicain est périmé et qu’au final la laïcité périclite, ce qui, par ailleurs, par certains aspects n’est pas totalement dénué de sens, que l’on partage leur jugement ou pas. Ces derniers proposent alors une société des identités particulières, avec des individus reconnus comme égaux – c’est la fameuse égalité des chances ou égalité de casino, sur la ligne de départ du marché et de la concurrence, sans se pré­occuper de leur état au final si pour les plus chanceux ils parviennent à atteindre la ligne d’arrivée.

      Ce sont les mêmes qui, y compris à gauche, nous ont fait perdre le sens des mots et des combats, qui en moins de dix ans nous ont fait glisser sur la pente de la résignation et de la conversion au néo-libéralisme, du combat contre le racisme et l’antisémitisme à la lutte contre les discriminations, en passant par la tarte à la crème de la « diversité » pour enfin nous faire atterrir sur les statistiques ethniques et la reconnaissance par leur promotion des identités « ressenties », par conséquent parti­culière jusqu’au degré le plus élémentaire : l’individu. Lui-même est alors le socle de l’in­dividualisme total dans ce qu’il a de plus dé­flagrateur : l’ « individuation » intégrale par le critère d’identité individuelle de l’ensemble du corps social.

     Afin de se remettre en mouvement sur ce su­jet, il n’y a pas d’échappatoire pour ce qui nous concerne. L’usage unique du « hors de la question sociale, point de salut » est à pros­crire tout autant que la réflexion par slogan de type « nous, c’est la République ». Ce qu’il nous faut véritablement – et au plus vite- c’est de redéfinir les contours, contenus et périmè­tres, conditions et débouchés d’une nouvelle identité collective.

     En définitive, c’est de nation et de contrat social dont il s’agit et non pas d’identité in­dividuelle ou de diversité et encore moins de « statistiques ethniques » .

Razzy Hammadi, Secrétaire national PS


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Face à la crise, changeons l’Union européenne !

Posté par section le 7 avril 2009

ATTAC interpelle les candidats au parlement européen
Face à la crise, changeons l'Union européenne ! dans Européennes docattacinterpellelescandidats.doc

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Un nouveau pacte social pour la jeunesse.

Posté par section le 7 avril 2009

        Tribune parue mercredi 1er avril 2009 dans le journal Libération.

     Il est devenu courant à droite d’évo­quer, le « malaise » ou l’angoisse des jeunes. Constatant le décalage flagrant entre les aspirations d’une génération et son discours politique, la droite qui a pris conscience du coût électoral d’un tel décalage tente une opération séduction. L’opération ne peut pas tromper, elle a déjà été utilisée dans l’histoire récente : récupération des analyses de la gauche, utilisation de notre patrimoine idéologique, et enfin, mise en oeuvre d’une politique en tous points contraire aux objectifs affichés. Mais la jeunesse mérite un vrai débat.

      La situation des jeunes révèle une société ron­gée par la précarité et tiraillée par des inégalités croissantes. Il y a, aujourd’hui, une forme d’im­posture pour des dirigeants de droite à identifier et dénoncer une situation dont ils sont comp­tables : absence de politique de l’emploi, bourses d’études insuf­fisantes, inaction sur le logement, faux-sem­blants du « plan espoir banlieue ». Quel sens y a-t-il à parler d’accès à l’autonomie quand on supprime des pos­tes dans l’éducation nationale ou quand les associations d’édu­cation populaire sont abandonnées ? Sans changement de cap général en matière de protection sociale et d’éducation, toute politique en direction des jeunes est vouée à l’échec.

 Un nouveau pacte social pour la jeunesse. dans Actualité moz-screenshot-2moz-screenshot-7 dans Actualitémoz-screenshot-8moz-screenshot-9moz-screenshot-15

      Les jeunes sont aujourd’hui confrontés à une alternative intenable entre la précarité ou la solidarité familiale nécessairement arbitraire et inégalitaire. Il n’y a pas d’autonomie dans la précarité, tout comme il n’y a pas d’émancipa­tion dans la dépendance.

      Les socialistes proposent un dispositif pionnier et annonceur d’une sécurité sociale profes­sionnelle : une allocation autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion, dont le montant serait calculé en fonction des revenus du jeune. Individualisée, elle irait de pair avec un accompagnement dans les choix d’avenir et l’accès à l’autonomie de chacun. Financée no­tamment par la refonte des aides actuelles, elle permettrait de faire le lien entre solidarité natio­nale, émancipation et mise en sécurité sociale. Universelle, elle serait un élément de citoyen­neté, tout comme le service civique.

     Alors que les jeunes sont privés de droits sociaux, ils sont la seu­le tranche d’âge sys­tématiquement enfer­mée dans l’absurde logique droits/devoirs, comme si la droite sommait les jeunes de présenter un certifi­cat de civisme avant de leur accorder des droits. Il convient de sortir de l’obsession de l’assistanat : l’ac­ceptation par les jeu­nes d’emplois pour lesquels ils sont sur­qualifiés et sous-payés prouve leur aspiration à l’autonomie. Les droits ne se méritent pas, ils font partie d’un pacte social.

     Poser les fondations d’un nouveau pacte social intergénérationnel en s’appuyant sur la jeunes­se, c’est bien le moins que nous devons à cette génération contrainte de penser l’avenir com­me une addition de quotidiens sans perspective individuelle ni collective.

Antoine Détourné, Président du Mouvement des jeunes socialistes et Régis Juanico, Député de la Loire

 

 

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Maternelle : alerte importante !

Posté par section le 7 avril 2009

Jardins d’éveil : subterfuge et tour de passe passe !
8 000 places partiellement financées et … 14 000 supprimées

      Nadine Morano secrétaire d’Etat à la famille et Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale viennent d’annoncer l’expérimentation de jardin d’éveil dans les écoles maternelles en septembre 2009. Le ministre avait pourtant affirmé que les conditions d’inscriptions à l’école maternelle n’étaient pas modifiées à la rentrée 2009 : il s’agit bien avec cette annonce, de substituer à l’école maternelle, lieu d’éducation et d’apprentissage, une garderie beaucoup  plus coûteuse pour les familles.
      De plus l’annonce du financement partiel de 8 000 places à la rentrée 2009 ne peut cacher la baisse régulière de la scolarisation des élèves de moins de trois ans à l’école maternelle. En effet le taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans est passé de 35,4 % en 2000 à 21,3 % à la rentrée 2008 (chiffres MEN) : ce sont 14 000 élèves supplémentaires qui chaque année ne trouvent pas de place à l’école maternelle ! Pour maintenir le même taux de scolarisation en 2008 qu’en 2000 il aurait fallu inscrire 113 000 élèves supplémentaires !
Ainsi au temps des excuses après les propos blessants prononcés vis-à-vis des enseignants de maternelle n’aura pas succédé le temps des mesures positives en faveur des élèves.
      Alors que l’intérêt des enfants nécessite de travailler la complémentarité et  la continuité entre les structures d’accueil de la petite enfance et l’école maternelle, cette mesure cache mal la volonté d’économiser des postes à l’école maternelle, de remettre en cause le principe de gratuité et d’aboutir à une réduction des ambitions du service public d’Education. Cette mesure revient sur la loi actuelle qui prévoit  la scolarisation des enfants de moins de trois ans, en priorité, dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé.
Pour le SNUipp, l’école maternelle est une véritable école. Première scolarisation des élèves, authentique lieu de prévention et de lutte contre les inégalités, elle mérite mieux que des a priori et des polémiques. Le SNUipp réaffirme la nécessité de scolariser tous les enfants dont les familles en font la demande y compris à partir de l’âge de deux ans. Il appelle les enseignants des écoles et les parents à multiplier les initiatives en faveur d’un développement de l’école maternelle.

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DIFFERENT COMME TOUT LE MONDE

Posté par section le 5 avril 2009

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G 20

Posté par section le 5 avril 2009

Les dirigeants de la planète, les multinationales,

la finance ont de quoi se réjouir

     Toutes les fanfares étaient convoquées, de l’orchestre philarmonique de New-York au plus petit orphéon, pour célébrer l’évènement historique de la réunion du G20 en ce début de mois d’avril. Obama complimentait  Hu Jintao qui félicitait Sarkozy qui congratulait Merkel.  Michelle Obama y allait même de son accolade à Elisabeth Windsor. Et tous les médias, partout dans le monde,  reprenaient en chœur « G20 de tous les pays, unissez-vous ! »

      Les dirigeants de la planète, les multinationales et les financiers ont, il est vrai, de quoi se réjouir. Les peuples, quant à eux, n’étaient pas invités au bal. Ils auront donc à payer intégralement les frais d’une crise dont ils ne portent pas la plus petite once de responsabilité. Sarkozy qui devait avoir « la banane » ne leur a pas envoyé dire en déclarant à peine la réunion terminée : « Le capitalisme est refondé ! »

Cinq promesses non tenues

      Le dernier G20, réuni le 15 novembre 2008 à Washington, avait annoncé que, lors de sa prochaine réunion, la récession ne serait plus qu’un mauvais souvenir.  L’OCDE annonce, une baisse du PIB des pays les plus riches de 4;9 % en 2009. Première promesse non tenue.

      Cette réunion devait être « un nouveau « Bretton Woods « , du nom de la conférence internationale qui, en 1944, avait mis sur pied un nouveau système monétaire international.  Mais, en débit de cette prétention,  la question monétaire n’a jamais été à l’ordre du jour du sommet. Personne ne s’est intéressé à la sous-évaluation du Yuan par rapport au dollar et à la surévaluation de l’euro par rapport au dollar. Deuxième promesse non tenue.

       Cette réunion devait relancer l’économie mondiale.  Mais les 5 0000 milliards de dollars annoncés par Gordon Brown ne sont que l’annonce des « plans de relance » nationaux déjà mis en œuvre auxquels sont venus s’ajouter les 1 100 milliards de dollars dégagés par le G20. Les principaux opposants à un « plan de relance » international étaient, d’ailleurs,  Sarkozy et Merkel.  Nous sommes donc très loin du compte, sans même entrer dans le contenu de ces « plans de relance »  Troisième promesse non tenue.

    Cette réunion n’a pas traité non plus de la manière dont les banques pourraient être amenées de nouveau à financer l’économie. C’est-à-dire que le G20 ne s’est absolument pas préoccupés de la façon de mettre fin à l’actuelle crise financière. Quatrième promesse non tenue.

     Il ne restait donc plus qu’une fonction à ce G20 : éviter le retour d’une prochaine crise financière dans 5, 10, 15 ou 20 ans. Mais, nous allons le voir, même cette cinquième et ultime promesse n’a pas été tenue. .

Les trois racines de la crise financière ignorées ou renforcées

    La crise financière commencée en 2008 avait trois racines fondamentales : les déséquilibres mondiaux, l’accroissement considérable de la part des profits aux dépens des salaires, l’absence de régulation de la finance.

Le G20, malgré ses cris de victoire,  est passé délibérément à côté de chacune de ces racines de la crise financière actuelle ou les a renforcées.

Les déséquilibres internationaux

  Le G20 s’est bien donné garde de traiter des déficits abyssaux des Etats-Unis (déficit commercial, déficit public) ou des réserves de 2 000 milliards de dollars accumulées par la Chine.

     Ces déséquilibres colossaux n’ont jamais été mis à l’ordre du jour de la réunion.

La baisse de la part des salaires

  Aucune décision de hausse simultanée des salaires n’a été prise. Toutes les décisions du G20 vont en sens inverse. Si ces décisions étaient suivies d’effet, l’accroissement de la part des profits aux dépens des salaires ne pourrait que s’accentuer. Alors que tout le monde peut constater que les usines, les entreprises ferment parce qu’il n’y a pas de demande salariale suffisante pour acheter leurs productions.

 

     Le G20 a donné à l’OMC pour mission de mener à bien le cycle de Doha. Il a accordé 250 milliards de dollars pour y parvenir. La finalité du cycle de Doha est connue : livrer aux multinationales du Nord (mais aussi maintenant à celles beaucoup moins nombreuses du Sud) les forêts, les réserves naturelles et agricoles, les services publics qui avaient échappé à leur voracité.

    La pauvreté s’accroîtra donc encore au Sud  et à l’Est pour permettre aux multinationales d’accroître encore leurs profits et de se mettre de nouveau à spéculer et à gonfler de nouvelles bulles spéculatives. .

     On peut, par contre, douter que les Etats-Unis et l’Union européenne renoncent à supprimer les gigantesques subventions publiques distribuées à leur agriculture qui rendent invendables sur le marché mondial bien des produits de base produit par le Sud (le coton par exemple) tout en privant ces pays de leur souveraineté alimentaire.

   Le FMI  dont les plans d’ajustement structurels avaient conduit à la banqueroute ses « meilleurs élèves » comme l’Argentine ou (tout dernièrement) l’Islande et qui avaient contribué à jeter dans la misère des centaines de millions d’habitants des pays du Sud, ressurgit en force.

    Le FMI  est doté par le G20 de 750 milliards de dollars supplémentaires financés par les réserve financières des Etats-Unis, de l’Union Européenne, du Canada, du Japon et de la Chine et par la possibilité d’émettre une monnaie spécifique, les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et donc de faire fonctionner la planche à billets.

    Malgré ses promesses d’accompagner la croissance économique par une plus  grande cohésion sociale, il mène toujours la même politique. Alors qu’il faudrait augmenter les salaires directs et améliorer les prestations sociales et les services publics (santé, retraite, assurance chômage, transports, énergie…) le FMI conditionne, comme il l’a toujours fait, ses prêts à la réduction des déficits publics et donc, pour lui, à la baisse des salaires et des prestations sociales, à la réduction des services publics.

    La Hongrie a eu le triste privilège d’être le premier Etat de l’UE à faire appel au FMI.

    En contrepartie d’un prêt de 12,5 milliards d’euros, ce pays a dû accepter de réduire ses services publics et de supprimer le 13ème mois que percevaient ses retraités. Le FMI exige une baisse du déficit public de la Hongrie qui s’élève à 3,8 % de son PIB. Le déficit public des Etats-Unis est, quant à lui,  supérieur à 12 %. Heureusement, pour lui,  sa position de superpuissance lui permet, malgré l’énormité de ses déficits, de se passer des crédits du FMI.

    Jeffrey Francks, négociateur du plan de « soutien » à la Roumanie conditionne l’octroi d’un prêt du FMI à une réforme des systèmes de salaires dans le secteur public et du système de retraite.

    En Lettonie, le FMI a exigé une baisse de 15 % des salaires des fonctionnaires.

    L’Ukraine a jugé (pour combien de temps ?) que les conditions imposées par le FMI étaient « inacceptables ».

    Le Mexique qui avait été quasiment acculé à la ruine par le FMI durant les années 1980 a dû de nouveau faire appel à un prêt de 47 milliards de dollars de cette institution.

    On ne peut qu’être saisi d’effroi à l’idée que le FMI, complètement discrédité, sort puissamment renforcé de cette réunion du G20 et que les effets de la crise obligeront de plus en plus de pays à faire appel à ses crédits.

Les 6 milliards de dollars « accordés » aux pays les plus pauvres sont dérisoires face aux effets que la crise aura sur ces pays. La première mesure à prendre aurait été d’abolir purement et simplement la dette de ses pays. Au contraire, la Banque du développement recevra 100 milliards supplémentaires qu’elle aura pour mission de prêter aux pays les plus pauvres et de les assujettir toujours plus au boulet de la dette.

La régulation de la finance

      L’ère du secret bancaire n’est pas terminée, contrairement à l’annonce de Sarkozy et les « paradis fiscaux » ont toujours un bel avenir devant eux.

     A la demande du G20, l’OCDE a sorti quatre listes de « paradis fiscaux » : blanche, grise, gris clair, noire. Mais Jean-Claude Junker, qui n’avait pas digéré l’inscription du Luxembourg sur la liste gris clair a vendu la mèche en affirmant ne pas comprendre pourquoi des « paradis fiscaux » notoires comme le Delaware, le Wyoming, le Nevada ou la City de Londres ne figuraient pas dans la liste noire ou les listes grises.  Hongkong, Macao ne sont pas non plus sur la liste grise ou noir en fonction de quelques vagues promesses mais surtout du poids nouveau de la Chine.

      On peut d’ailleurs s’interroger sur l’avenir de ces listes et sur le sérieux de l’OCDE dans leur établissement. En 2000 des listes noires avaient déjà été établies par l’OCDE, le Groupe d’Action Financière (GAFI) et le Forum de stabilité financière. Plusieurs dizaines de « paradis fiscaux » avaient alors été recensés. Il y a quelques mois, il n’en restait plus que trois (Andorre, le Liechtenstein et Monaco). Et, tout d’un coup, à la veille de la clôture de la réunion du G20, l’OCDE produit une liste de 42 « paradis fiscaux ».

   Le G20 ne dit d’ailleurs pas un mot des sanctions qui pourraient frapper ces pays.

    En réalité, le « paradis fiscaux » ont fait et feront sans doute encore quelques concessions de forme pour pouvoir changer de listes. Mais rien ne changera sur le fond. Ainsi, la Suisse que l’on dit avoir fait un pas en avant,  considère que son secret bancaire ne peut être levé qu’en cas de « fraude fiscale » mais pas en cas d’ »évasion fiscale ». Ce qui en réduit considérablement la portée. Les informations à une administration fiscale ou à un juge étranger ne  seront, de toute façon, données, en fonction des critères de l’OCDE, que dans la mesure où existe un début de preuve de fraude ou d’évasion fiscale. Pour Christian Chavagneux (Le Monde du 4/04/2009) « on reste très loin du principe d’échange automatique d’informations, qui permettrait au fisc ou au juges de partir à la pêche aux infos quand ils ont simplement une suspicion, mais pas encore de preuve ».

     Ce n’est pas ainsi que les centaines de milliards de dollars qui, selon la Banque Mondiale, échappent au fisc pourront être, demain,  frappés d’imposition. Il faudrait pour cela des méthodes beaucoup moins timorées que celles préconisées par  le G20. L’interdiction pure et simple du secret fiscal et bancaire ou l’obligation pour les multinationales de déclarer leurs revenus dans chacun des pays où elles opèrent, par exemple.

 

    Un Conseil de Stabilité Financière (CSF) remplacera le Forum de Stabilité Financière (FSF) créé en 1999 pour répondre à la crise née de la faillite du fonds spéculatif (hedge fund) LTCM. Il aura théoriquement un rôle de « supervision de toutes les institutions financières et les produits et les marchés ayant une importance systémique ».

    Mais son rôle risque d’être des plus symboliques. Tim Geithner, le nouveau secrétaire au Trésor américain vient, en effet, de déclarer au Financial Times qu’il estime qu’une « autorité nationale doit avoir la responsabilité de la supervision globale de ses institutions ». Comme le souligne « La Tribune » du 31 mars 2009, « En clair, pas question pour l’Etat américain de déléguer la régulation de Wall Street à une instance internationale ». Le CSF n’aurait donc rien pu faire (s’il en avait eu la volonté) pour empêcher la crise des « subprime » à l’origine de la crise financière actuelle.

 

  Les « Hedge funds » (ou fonds spéculatifs) ont aussi de l’avenir.

     Le G20 demande qu’ils s’enregistrent auprès des autorités. Pour l’économiste Dominique Pilhon,  la seule question qui se pose est pourtant celle de leur asphyxie pure et simple. Ils n’ont en effet aucune utilité économique, leur rôle est purement spéculatif. Mais la City, par exemple, n’a aucune volonté de contrôler ces fonds. Et, comme, malgré le rôle symbolique du CSF, les contrôles resteront nationaux, les sociétés qui gèrent ces « hedges funds » n’ont pas trop de souci à se faire.

Les rémunérations des banquiers et des traders sont renvoyés aux conseils d’administration des banques. Et, aussi bien aux Etats-Unis qu’en France, il a été aisé de constater leur bonne volonté quand il s’agissait de diminuer leurs mirifiques bonus, leurs parachutes dorés et autres « retraites chapeaux ». Le G20 a donc raison de leur faire toute confiance : rien ne changera vraiment.

La titrisation des crédits permet à une banque d’accorder un crédit et de s’en débarrasser aussitôt, après avoir touché sa commission, en cédant le titre de cette créance à un autre établissement .Le G20 décide que la banque devra garder 5 % des créances ainsi « titrisées » dans son bilan. Cela n’a vraiment rien de dissuasif quand il s’agit, pour la banque émettrice, de faire 20 % de profit sur l’ensemble des crédits accordés tout en pouvant se débarrasser de 95 % de « créances pourries ». La seule mesure réaliste aurait été leur interdiction.

Les problèmes posés par les produits « dérivés » qui, sous prétexte de garantir les spéculateurs contre les risques multiplient, en fait, ses derniers n’ont pas été abordés.

   La question de  l’ « effet levier » Lqui permet de vendre ou d’acheter des titres en ne possédant en couverture qu’une toute petite partie des titres ou des sommes nécessaires au dénouement de l’opération n’a pas non plus fait l’objet de la moindre décision.

       Pourtant, ces « innovations » financières avaient joué un rôle important dans la propagation de l’actuelle crise financière. La seule mesure efficace aurait été d’interdire les produits dérivés et de fixer très haut (50 à 75 %) les titres ou les sommes devant servir de couverture à une opération spéculative.

Enfin, la libre circulation des capitaux n’a pas été touchée, ni de près, ni de loin. Les capitaux, sûrs de leur mobilité, pourront continuer à imposer leur loi à des salariés beaucoup moins mobiles.

Jean-Jacques Chavigné

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communiqué commun suite à l’intersyndicale du 30 mars 2009

Posté par section le 31 mars 2009

      CFDT,  CFTC,  FO,  CGT,  CFE-CGC,  FSU,  SOLIDAIRES, UNSA

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation,
l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la
crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui
en prédire la durée.
Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et
les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières
ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des
richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en
cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des
revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19
mars 2009.
Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en oeuvre les mesures déjà
prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble
des revendications.
C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce
contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er MAI
un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.
Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées
pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des
situations locales.
Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de
mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à
organiser les solidarités.
En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations
syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève
interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)
Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
Paris, le 30 mars 2009
FSU, SOLIDAIRES, UNSA
L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation,
l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la
crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui
en prédire la durée.
Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et
les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières
ont reçu des aides publiques directes. Sur la question de la redistribution des
richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en
cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des
revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19
mars 2009.
Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en oeuvre les mesures déjà
prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble
des revendications.
C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce
contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er MAI
un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.
Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées
pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des
situations locales.
Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de
mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à
organiser les solidarités.
En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations
syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève
interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)
Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.
Paris, le 30 mars 2009

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532 milliards de dollars “français” dans les paradis fiscau

Posté par section le 29 mars 2009


Emmanuel Lévy a publié dans Marianne la carte des avoirs des banques françaises dans les places off-shore : les paradis fiscaux abritent 7 500 milliards de dollars dont 532 milliards “français”. Toutes les entreprises françaises du CAC 40, surtout les banques, sont fortement présentes dans les paradis fiscaux, avec quelque 1 500 filiales.

    Marianne révèle que les banques françaises disposaient au 30 juin 2008 de plus de 532 milliards de dollars (environ 370 milliards d’euros) dans ces paradis, soit 12,5 % du total des créances détenues sur les autres pays. Plus 300 % en cinq ans !  

Il y aurait 100 milliards de dépôts français en Irlande et 100 milliards aux Iles Caïman.  « Toutes les institutions financières françaises, à l’exception de la Caisse des dépôts, demandent que la part des hedge funds qui leur appartient soit basée dans un paradis fiscal », s’amuse un gérant de fonds londonien spécialisé dans le montage de ce type de produit. Les îles Caïman sont ainsi devenues expertes dans la domiciliation des hedge funds. Le Luxembourg est reconnu pour la domiciliation des OPCVM, c’est à dire nos fameuses Sicav. Ces  532 milliards  génèrent un manque à gagner d’environ 20 milliards d’euros chaque année pour Bercy.” Le dossier de Marianne, chapeau, est fort bien intitulé : «Pendant la crise, ils s’en mettent plein les poches.»

Mais maintenant ce qu’il nous manque, c’est la liste des coupables.

Qui sont-ils ces Madoff français qui trichent avec nos lois et volent 20 milliards d’euros à la République ? 

    Quels sont ces chefs d’entreprise qui spéculent au lieu d’embaucher et de investir ? 

     Quels sont ces licencieurs, affameurs, exploiteurs sans vergogne de leurs propres compatriotes ?

Et que l’on supprime une bonne fois cet argument odieux, complice :  ” Si on contrôle, si on taxe, si on réglemente…les capitaux vont fuir à l’étranger, ils vont quitter la France…”. Car justement, c’est parce que la droite néo libérale ne veut plus contrôler, parce qu’elle ne veut plus taxer, qu’elle prône le “laisser faire” des marchés, s’il y a de telles fraudes, de telles fuites, un tel scandale !

Il faut des lois  immédiates pour mettre fin à cette corruption, à cette fraude gigantesque : que les voleurs soient immédiatement sanctionnés. Proposition : qu’ils soient jugés par des jurys citoyens qui ne gagnent pas plus du salaire médian, pas plus de 1450 euros tout en travaillant à temps plein ! Qu’ils soient jugés par les infirmières et usagers des hôpitaux auxquels on coupe les fonds ! Par les enseignants et parents qui ont tant besoin d’une école de qualité et auxquels on supprime des postes de professeurs par dizaines de milliers ! Par les ayant-droits des services publics au sein desquels Sarkozy supprime un poste sur deux. Par les mal logés, et par les sans papiers surexploités. Par les travailleurs pauvres qui mangent des pâtes à partir du 10 du mois. Par les 90 200 licenciés de janvier et les 80 000 licenciés de février. Par les salariés de Continental, de Sony, de 3M,…

On ne pend plus aux  réverbères mais on peut mettre au pilori, et surtout récupérer pour la République et sa politique sociale, ces milliards de la honte. 532 milliards : “français” qu’ils se disent, drôles de citoyens, drôles de gens même qui volent leur compatriotes, ils doivent faire partie de ceux qui, avec Mme Parisot, ne veulent pas de loi, pas de droit du travail, qui appellent à “laisser faire les chefs d’entreprises”, et qui prétendent, pour ce qu’ils ont laissé en France, bénéficier du “bouclier fiscal” de Sarkozy qui les “protège” de l’impôt républicain…

Rendez l’argent !  Qu’ils soient saisi ! Taxé ! Oui, imposé ! Assez des honteuses salades idéologiques sarkozystes  libérales sur la liberté des capitaux !

Posté dans Blog Politique par Gérard Filoche le 28 mars 2009

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