Conférence ,Débat Animé par Jean Luc FUGIT

Posté par section le 29 mars 2009

 « La pollution de l’air : description, conséquences et perspectives »

 

Voici le plan d’intervention que je développerai :

-         Le contexte

-         La pollution de l’air c’est quoi ?

-         La réglementation – La loi sur l’air

-         Le dispositif de surveillance

-         Les enjeux sanitaires et environnementaux

-         Perspectives …lien avec le développement durable

-         Conclusion et échange avec la salle

 

Durée approximative : présentation 1h30 + 30 minutes de discussion avec l’assistance.

 

Dates et lieu :

 

-         Mardi 31 mars 2009, 14h30-16h30 à la maison du temps libre de Saint-Paul en Jarez. L’organisation étant assurée par l’Université Pour Tous, les personnes qui ne sont pas adhérentes doivent payer 3 euros.

 

-         Vendredi 3 avril 2009, 20h30-22H30 au Centre Social de Saint-Paul en Jarez.  entré gratuite

N’hésitez pas à faire suivre l’invitation autour de vous !

 

Bien amicalement,

Jean-Luc FUGIT (Secrétaire fédéral Environnement développement durable)

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Education Populaire « Mythe ou Réalité »

Posté par section le 28 mars 2009

Education Populaire Invitation

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Conférence de Frédéric Lordon

Posté par section le 28 mars 2009

 


Vendredi 3 Avril, 19H30, St-Etienne

Amphi J01 (Gaussin)

(angle rue Richard, rue Tréfilerie)

Attac-Loire-sud  Vous invite … (avec l’université solidaire)

A la conférence-débat :

« La crise financière… et après ? »

Le G20 y réfléchit ? NOUS AUSSI

Avec Frédéric Lordon

Economiste et chercheur au CNRS, auteur de :

« Jusqu’à quand ? … pour en finir avec les crises financières »

Raisons d’agir -fin 2008-

 

-    Vous avez quelques responsabilités dans le monde économique ? social ? politique ? culturel ? associatif ?

-    Vous êtes un-e- citoyen-ne- qui croit en la nécessité du débat public avec des éclairages différents sur les sujets qui engagent l’avenir du monde ?

-    Vous souhaitez vous construire une vision d’ensemble des crises que nous traversons, mais en partant d’une « raison citoyenne » exigeante, plutôt qu’en partant de « solutions » déjà toutes faites ?

-    Vous vous demandez ce qu’on peut faire à son niveau, alors que, par exemple, aucune réflexion publique n’a encore réellement commencé à l’approche des élections européennes de début Juin prochain ?

Cette conférence débat est VOTRE espace public !

Tout un symbole : chacun sait que l’université de St-Etienne, comme pratiquement toutes en France est en pleine perturbation à cause d’une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche qui ne passe pas !

Elle est typiquement inspirée du « catéchisme néolibéral » qui a explosé en vol depuis au moins six mois déjà.

Mais si les citoyens s’en sont aperçus, cela ne semble pas être le cas dans les différents ministères concernés !

Aussi Attac n’est pas seule à vous inviter ; ç’aurait été impossible dans une fac bloquée !

L’ISEAG (fac d’éco de l’université) est intéressée « compte tenu de la qualité scientifique de l’intervenant »

Et la coordination étudiante-enseignante aussi, qui a intégré cette soirée dans les animations de « l’université solidaire » qu’elle pilote dans un esprit de « convergence des luttes » (ce que nous appelons aussi « vision globale »)…

Venez et faites venir !

Parce que le marché est un bon serviteur mais un mauvais maître,

Un autre monde est nécessaire !

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Procédures collectives Au TC se St Etienne au 13.03.2009

Posté par section le 22 mars 2009

Procédures collectives Au TC se St Etienne au 13.03.2009 dans Actualité doc doc1.doc

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Lettre RAPSE N° 56

Posté par section le 22 mars 2009

Lettre RAPSE N° 56 dans Actualité pdf lettrerapsenumero56.pdf

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Compte rendu de la réunion de section du 12 mars

Posté par section le 15 mars 2009

 Ordre du Jour

 

1)  Vote du texte d’orientation et de la liste pour les Européennes

2)       Européennes / organisation sur le canton et souhait d’Otman

3)       CR du secrétariat à l’éducation Marie et David

4) Journée à Paris le 22 mars                              

5) Venue d’Hervé Kempf le 28 mai

6) Colloque éducation populaire du 4 avril

7) Appel pour « muscler » le texte national d’orientation pour les européennes ,débat

                                     

 

Réunion commencée à 19h

 

1) Résultats du vote 


Texte d’orientation : inscrits 28 ; exprimés 15 ; pour 14 ; contre 1

Liste                       : inscrits 28 ; exprimés 15 ; pour 15 ; contre 0

 

2) Européennes : nous organiserons notre campagne  après la convention nationale du dimanche 21 mars ( point à mettre à l’ordre du jour du 8 avril)

3) Compte rendu rapide par Marie et David de la réunion  du secrétariat fédéral à l’  « éducation et formation »  du 11 mars

4) Paris 22 mars : PRINTEMPS DES LIBERTES  voyage en car possible s’inscrire à la fédé avant le 16 mars

5) Venue d’Hervé Kempf : Asmahanne, Gérard et Bernard prennent en charge l’organisation de cet événement.

6) Il serait intéressant que le parti soit présent au colloque sur l’éducation populaire du 4 avril

7) après un débat les camarades sont d’accord pour la signature du texte «  musclons le projet » www.plusloinplusvite.fr

 

Réunion terminée à 21h

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Compte rendu de la réunion de section du 25 Février2009

Posté par section le 5 mars 2009

Ordre du Jour

*Tour de table sur L’actualité

* Présentation rapide par Otman du plan d’action fédéral

* Questions diverses

           - Activités militantes

           - Européennes

* Débat Autour de notre plan de relance

* 20h15 Buffet convivial de  reprise des cartes

 

Réunion débutée à 18h45.

                      -Après une rapide présentation des camarades présents.

                      -Quelques mots ont été échangés sur la situation à la Guadeloupe et à la Martinique, les camarades sont convaincus que c’est bien une mobilisation sociale même « s’il ne faut pas oublier  le passé colonialiste et esclavagiste ».

Les camarades regrettent encore une fois l’inaudibilité et la frilosité de notre parti concernant ces événements

Ils font remarquer aussi, les approximations de la presse et David propose de se rapprocher de la presse étrangère pour avoir une information plus complète.

Il ressort aussi le souci du danger qui pèse sur les services public et  les services à 2 vitesses qui se préparent.

                  -Concernant notre activité militante, remarque est faite que  malgré  nos discours sur la visibilité, il manque toujours des volontaires pour distribuer les tracts et coller des affiches mis à notre disposition.

                   -Européennes 3 candidats sur la Loire, Marie-Hélène Riamon ; Bernard Tillon    et Otman El Harti .

 Vote pour la validation de la liste le 12 Mars.

                     -Débat sur notre Plan de relance

Résumé est fait de la journée nationale des secrétaires de section du 1 février.

A propos du plan de relance les camarades sont d’accord pour dire que nous faisons face à une crise structurelle et non pas à une crise conjoncturelle. Que notre plan a le mérite d’exister même s’il reste minimaliste, mais qu’il a fallu trouver le dénominateur commun entre les courants.

20h15 partage d’un moment convivial autour de la reprise des cartes.

Notre prochaine  réunion de section se tiendra le jeudi 12 mars ,jour du vote pour les européennes.

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90 200 chômeurs de plus en janvier, la faute à Sarkozy

Posté par section le 20 février 2009



Sarkozy  a donné de l’argent aux patrons pour qu’ils fassent faire des heures supplémentaires au lieu d’embaucher
Il va “chercher le chômage avec les dents”
C’est l’homme du tête à queue, sans principe, il organise le chômage partiel, travailler moins pour gagner moins !

Où est la Parisot qui disait que pour se sortir de la crise, il fallait travailler plus ? La voilà aussi pour le chômage partiel qui affame les salariés !  Elle gémit pour « les patrons qui en bavent ». Mais les patrons, ils gagnent autant en 2008 qu’en 2007 : pire ils se sont augmentés de 58 % et Total a battu tous ses records de profit (14 milliards !).
Un tiers des profits ne va pas aux salaires comme le prétend Sarkozy mais la majorité écrasante va aux dividendes des plus riches.


Sarkozy a affirmé que l’on ne peut pas empêcher les licenciements, mais si !
Ce qu’il faut, c’est licencier Sarkozy, ce frimeur menteur, prétendu président du pouvoir d’achat,
Sarkozy est le responsable, la crise ne vient pas d’outre atlantique, c’est Sarkozy qui défendait ici en France, des prêts hypothécaires, la déréglementation boursière, les subprimes, et qui donne maintenant 360 milliards aux banques, 26 milliards aux employeurs, 6,5 milliards aux patrons de l’automobile…
C’est Sarkozy qui refuse de prononcer le mot « salaire » !

C’est Sarkozy qui place ses copains à la tête des banques qu’il abreuve de fonds publics
Plutôt que de donner des centaines de milliards à ses amis banquiers et banqueroutiers du Fouquet’s
Sarkozy doit donner ces milliards aux salariés qui produisent les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent.
Haussez les salaires, baissez la part des actionnaires !
Arroser les banquiers, c’est arroser le sable ! Les banquiers n’aident pas l’économie, ils la pillent ! Un banquier ça prête un parapluie quand il fait beau, ça le reprend quand il pleut !

Il faut donner 200 euros mensuels d’augmentation à tous, dans tout le pays, c’est la meilleure façon de relancer l’économie, car les salariés, eux, ils achèteront, eux, ils feront tourner les entreprises !
Il faut placer les licenciements sous contrôle de l’inspection du travail, et interdire ainsi les licenciements boursiers, spéculatifs, abusifs qui se multiplient. Il faut rendre les délocalisations plus coûteuses que l’avantage espéré par les actionnaires rapaces.

Il faut baisser la rentabilité du capital, forcer les actionnaires à renoncer à leurs « 15 % » et redistribuer les richesses, car si la crise est là, c’est parce que les richesses produites par les salariés ont été pillées, concentrées, cachées, gelées, gaspillées (voir la vente de la collection Bergé Saint-Laurent).
Il faut abroger la loi sur le bouclier fiscal de Sarkozy et faire le contraire : imposer un salaire maxima a 25 fois le Smic, et au-dessus, prendre tout par l’impôt républicain progressif et direct !

Vivent la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion – qui s’y met le 5 mars.


Vive la grève unitaire des hôpitaux dans tout

 

                        le pays le 5 mars !


Et en avant pour le 19 mars, ce n’est pas trop loin, c’est juste le temps de préparer et de faire mieux que le 29 janvier : pour les 200 euros de hausse mensuelle pour tous !

 

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Neuf intellectuels antillais lancent   un manifeste de la révolte

Ils sont neuf. Neuf Antillais, Martiniquais ou Guadeloupéens. Le Manifeste qu’ils ont confié à Mediapart et qu’ils souhaitent diffuser le plus largement possible donne sens et ambition, politique et sociale, aux révoltes qui, de la Guyane d’abord à la Réunion demain, en passant par la Guadeloupe et la Martinique, ébranlent la France en son cœur par le détour de ses marges, ces confettis ultra-marins de notre défunt empire colonial.



              Le texte intégral du «Manifeste des neuf»

«C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle — à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales…
Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj  <
http://ugtg.org/mot_134.html> — qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé — est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.
Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.
Dès lors, derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin <
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin> , le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.
La « hausse des prix » ou « la vie chère » ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires — non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte « d’épuration éthique » (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain
Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être « consommateur » ou bien être « producteur ». Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz <
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gorz> , et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste.

                     Pour les « produits » de haute nécessité

Alors, quand le « prosaïque » n’ouvre pas aux élévations du « poétique », quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont « le pouvoir d’achat » ou « le panier de la ménagère ». Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les « produits de premières nécessités », d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une « haute nécessité ».

Par cette idée de « haute nécessité », nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie. Alors que mettre dans ces « produits » de haute nécessité ? C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le « déterminant » ou bien le « décisif » s‘obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses.

L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos « présidents locaux » pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

       Contre la logique du système libéral marchand

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement…

Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi… La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du « Marché » et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par « l’esprit colonial » et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain.

Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables « producteurs » – chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir: vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant.

Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique. On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement. On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile. On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous. On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile…) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l’idée du « plein emploi », elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple « emploi », et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation.

               Une vision du politique enchantée par l’utopie


Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice.

Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement… Il s’envisagera en « tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ». Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture… Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation… Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde… C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire… C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes…

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un « panier de ménagère », mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain. Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau. Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du « Marché », mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.
Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète….

Alors voici notre vision :
Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant…
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Les signataires: Ernest BRELEUR ; Patrick CHAMOISEAU ; Serge DOMI ; Gérard DELVER ; Edouard GLISSANT ; Olivier PORTECOP ; Olivier PULVAR ; Jean-Claude WILLIAM

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Evenements de Gaza (Position de la Section)

Posté par section le 17 janvier 2009

Déclaration à l’issue du débat :

 « Evénements de Gaza et position du PS »

 

Au moment ou des manifestations de plus en plus importantes en nombre se déroulent (à l’appel de plusieurs associations,  syndicats, partis  politique….), pour demander le cessez le feu immédiat à GAZA et la paix en Palestine, nombre de militants, d’adhérents,  sympathisants voire de simples citoyens se demandent pourquoi le parti socialiste n’appelle pas à participer à ces manifestations.

Les militants présents à la réunion de section de La Grand Croix le 14/01/2009, se déclarent favorables à un appel à participation du Parti Socialiste aux manifestations pour le cessez le feu et pour une paix durable à GAZA et dans toute la Palestine.

Cet appel à manifestation doit permettre également aux militants d’exprimer publiquement leur indignation et leur attachement indéfectible aux valeurs humanistes qui fondent notre engagement politique.

Comment, face à ce qui se passe actuellement à GAZA, notre parti peut-il se limiter à une déclaration officielle?

 Les militants souhaitent que dans chaque section, chaque fédération, des débats aient lieu sur le sujet, que le secrétariat national en soit informé et en fasse de même. Il est temps que le Parti Socialiste, dans toute ses composantes, s’associe aux appels en faveur d’un cessez le feu immédiat, pour l’action humanitaire et pour la PAIX.         

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Compte rendu de la réunion de section du 14 janvier

Posté par section le 15 janvier 2009

Ordre du Jour

1)  Présentation des nouveaux adhérents
2)    Election du trésorier
3)    fonctionnement de la section                                  
4) Questions diverses
                         -Vœux du 17 préparation
                         - pot de reprise des cartes en février                             
5)Débat : Evénements de Gaza et Position du PS

Réunion commencée à 20h

     1) Présentation des nouveaux adhérents

Présentation de Mélanie Le Roy et de Jean Luc Fugit

2) Election du trésorier

Asmahane Bensaadi est élue à l’unanimité
 

     3)fonctionnement de la section

La création d’un Blog est validée
Bref résumé de la vie de l’opposition au conseil municipal de Lorette . Kahier et Henri demandent si nous pouvons les aider à financer un 4 pages 4 fois par an pour communiquer avec les habitants de Lorette .
Bref résumé des conseil municipaux à La Grand’Croix.
Nous  devons faire en sorte de fidéliser nos sympathisants
N’ayons pas peur de nous afficher en tant que socialistes, et de défendre nos convictions
Organiser des rencontres avec les élus de gauche de la vallée
Travailler et s’organiser sur un thème pour le présenter ensuite à la population
A chaque réunion de section ne pas oublier d’avoir un débat de fond
Demander à chaque adhérent de la section qui dispose d’une messagerie électronique s’il est d’accord de ne plus recevoir de courrier papier
Prévoir une réunion par mois à date fixe, je vois avec la mairie les dates disponibles , décision à la prochaine réunion de section
Les petits problèmes concernant la réception de l’hebdo ont été soumis à la fédé

  4)  Préparation voeux du 17 

Rendez vous à 10h pour préparer la salle
Pot de reprise de carte après la prochaine réunion de section qui aura lieu le 25 février à 18h30 salle P. Couchoud , pot à 20h

   5) Débat : Evénements de Gaza et Position du PS

Une motion sera envoyée à la fédération, le texte est en cours d’écriture

Réunion terminée à 22h

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